Benjamin Griveaux lance ses rencontres de terrain mais attention : "Ce n'est pas Questions pour un champion"

Publié à 21h20, le 07 décembre 2017 , Modifié à 21h43, le 07 décembre 2017

Benjamin Griveaux lance ses rencontres de terrain mais attention : "Ce n'est pas Questions pour un champion"
Cette personne n'est pas Julien Lepers, merci de le noter. © LUDOVIC MARIN / AFP

AAAH NON NON NON NON NON - Tout nouveau porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux entend "faire les choses différemment" à ce poste, fortement marqué depuis le début du quinquennat par l'inégalable Christophe Castaner (quoique son successeur démontre déjà de sacrés talents). Ce très proche conseiller d'Emmanuel Macron pendant la campagne avait donc fait savoir qu'il comptait aller partout dans le pays, à la rencontre des Français, pour rendre compte de l'action de l'exécutif mais aussi faire des remontées de terrain. Eh bien c'est parti.

La première de ces "Rencontres du porte-parole" a eu lieu jeudi 7 décembre à Tours, devant environ 150 personnes réunies à l'Hôtel de Ville et en compagnie du député LREM d'Indre-et-Loire Philippe Chalumeau, comme le rapporte l'AFP. Comme il est de bon ton dans la start-up nation, la chose était retransmise en direct sur son compte Facebook. Et Benjamin Griveaux d'apporter cette précision de taille quant à la nature de ces échanges :

Ce n'est pas 'Questions pour un champion'.

 

Merci de prévenir.

Manière pour le porte-parole du gouvernement - qui n'a pas la chance d'être suivi sur Twitter par Bruno Roger-Petit, porte-parole de l'Élysée - de dire qu'il ne pourrait pas répondre à toutes les attentes. Devant les Tourangeaux présents ce jeudi, il a d'ailleurs ajouté :

Je vous dis tout de suite que si vous voulez me coller sur des sujets ultra-techniques et ultra-locaux, vous allez y arriver parce que vous êtes beaucoup plus nombreux que moi et que par définition, l'intelligence collective étant supérieure à l'intelligence individuelle, vous y arriverez. Donc je ne répondrai pas sur des sujets très très locaux. [...]

 

Après quoi la discussion a pu s'engager avec les citoyens venus dialoguer avec lui. Des échanges retranscrits sous forme de question-réponse (mais sans petite fiche jaune) sur son compte Twitter :

"Nous avons engagé des réformes très structurelles qui mettent longtemps à produire leurs effets. C'est normal que ce temps aussi soit celui de l'impatience", a-t-il notamment défendu.

L'ancien secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie Bruno Le Maire a expliqué, lors d'une conférence de presse, vouloir organiser "une à deux fois par mois" de telles rencontres - "demain dans une zone très rurale, après dans des quartiers difficiles..." - pour écouter les citoyens et répondre à leurs interrogations sur la politique mise en oeuvre par le gouvernement. Et sans se transformer en Julien Lepers.

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