Benoît Hamon pousse un coup de gueule contre les journalistes à cause de l'avance de Marine Le Pen en temps de parole

Publié à 00h34, le 05 avril 2017 , Modifié à 00h34, le 05 avril 2017

Benoît Hamon pousse un coup de gueule contre les journalistes à cause de l'avance de Marine Le Pen en temps de parole
Benoît Hamon © Capture d'écran CNEWS

Marine Le Pen a coutume de dire qu'elle est "martyrisée" par les médias. Ce mardi 4 avril, dans le cadre du débat présidentiel organisé sur BFMTV et CNEWS, en revanche, elle a été traitée comme n'importe quel autre candidat. Peut-être même un peu mieux, si l'on en croit l'avance de temps de parole que comptait la présidente du FN, aux alentours de 23h40.

Et cette avance a un peu déplu à Benoît Hamon. Le socialiste ne s'est d'ailleurs pas privé de le dire haut et fort aux deux journalistes Ruth Elkrief et Laurence Ferrari :

 

Soit on fait respecter la police des débats... Madame Le Pen est à 17 minutes 43. Soit on respecte la police des débats, vous faites votre travail et nous, on fait le nôtre, mais faites votre travail là. […] Moi j'aurai la parole mais 17'43'' pour madame Le Pen, ça suffit.

Apparemment, cette avance n'a pourtant pas calmé Marine Le Pen qui, il est vrai, a passé une grande partie le débat à s'en prendre plein la figure de la part de candidats représentant la classe populaire comme Nathalie Arthaud ou Philippe Poutou. Alors la présidente du FN n'a pas manqué les deux occasions qui lui ont été offertes pour s'en prendre aux journalistes.

La première a consisté à approuver les attaques de François Fillon qui, agacé de se faire couper, a lancé à Ruth Elkrief qu'il avait l'impression d'être à "un interrogatoire". "C'est tout à fait ça", a admis la cheffe frontiste.

La deuxième occasion fut de sa propre initiative. Alors que Nicolas Dupont-Aignan interpellait Emmanuel Macron, Ruth Elkrief est intervenue pour redonner la parole à l'ancien ministre de l'Économie. Marine Le Pen s'est énervée : "On n'a pas le droit d'interpeller Macron, sinon vous intervenez. Ça commence à devenir voyant. Laissez les débattre ce sont des grands garçons. Ils sont candidats à la présidentielle", a balancé la présidente du FN qui, depuis des semaines, accuse BFMTV, la chaîne de Ruth Elkrief, d'être pro-Macron… Il aurait été dommage de se priver d'une telle pique, malgré une grande avance niveau temps de parole. 

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