Bertrand Delanoë fait un parallèle entre la présidentielle française et la victoire des nazis en 1933

Publié à 08h23, le 28 avril 2017 , Modifié à 10h13, le 28 avril 2017

Bertrand Delanoë fait un parallèle entre la présidentielle française et la victoire des nazis en 1933
Bertrand Delanoë © Crédit RTL

Soutien d'Emmanuel Macron depuis plusieurs semaines, Bertrand Delanoë a un peu de mal à comprendre ce qu'il se passe actuellement en France et notamment cette tendance qu'à une partie de la gauche à s'en prendre à Emmanuel Macron tout en assurant vouloir s'opposer à l'élection de Marine Le Pen.

Et pour être sûr de bien se faire comprendre, Bertrand Delanoë va faire appel à l'histoire. Ce vendredi 28 avril, sur RTL, il lance :

Dans les années 30 en Allemagne, l'extrême gauche n'a pas voulu choisir entre les sociaux-démocrates et les nazis. Hitler a été élu par le suffrage universel. Alors je ne culpabilise personne. J'appelle à la responsabilité, à la conscience et aussi à la générosité. À un moment donné, il faut être pour la France avant d'être pour ses vieilles rancœurs.

 

À noter que contrairement à ce qu’affirme l’ancien maire de Paris, ce n’est pas le suffrage universel qui a permis à Adolf Hitler de prendre la tête de l’Allemagne. Du moins, pas directement. En 1932, le candidat à la tête du parti nazi arrive deuxième à l’élection présidentielle, derrière le président sortant Paul Von Hindenburg. Ce dernier nomme Adolf Hitler chancelier l’année suivante, après la victoire du parti nazi aux législatives. À la mort du président Hindenburg en 1934, Hitler propose un référendum aux Allemands pour valider une loi réunissant les pouvoirs du président allemand et ceux du chancelier. Les Allemands votent "oui", Hitler prend la tête du pays.  

L'ancien maire de Paris s'étonne des précautions de Martine Aubry, qui veut faire battre la candidate du FN sans pour autant directement appeler à voter pour Emmanuel Macron. "Je dis à Martine Aubry que ce bulletin [Emmanuel] Macron, il ne sent pas mauvais. Il faut le prendre pour battre madame Le Pen", assure le socialiste.

Bertrand Delanoë évoque aussi le cas Jean-Luc Mélenchon, qui a déjà indiqué qu'il ne dira pas pour qui il vote le 7 mai prochain. "Il a de la culture et le sens de l'histoire. Parce qu'il aime la France et parce qu'il sait, lui, il doit voter Macron quitte, après, à combattre son programme économique s'il n'est pas d'accord", indique-t-il. 

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