"Boulet des extrêmes", "Démagogie au pouvoir" : les éléments de langage de Xavier Bertrand pour assimiler Marine Le Pen à Alexis Tsipras

Publié à 11h43, le 05 juillet 2015 , Modifié à 16h33, le 05 juillet 2015

"Boulet des extrêmes", "Démagogie au pouvoir" : les éléments de langage de Xavier Bertrand pour assimiler Marine Le Pen à Alexis Tsipras
Xavier Bertrand © Montage Le Lab

Derrière Alexis Tsipras, la cible Marine Le Pen. Invité du Grand Rendez-vous Europe 1/iTélé/Le Monde ce dimanche 5 juillet, Xavier Bertrand s’est appuyé sur l’actualité du référendum en Grèce pour cogner sur la présidente du Front national, son adversaire désormais déclarée pour les régionales de décembre en Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

Derrière les déclarations indignées à l’encontre du Premier ministre grec, accusé d’avoir "menti à son peuple" et "pris en otage" les autres pays de la zone euro, difficile de ne pas voir le portrait de celle que l’ex-ministre du Travail s’obstine à appeler "la fille de Jean-Marie Le Pen" (parce qu’"on doit assumer son héritage"). Florilège de ces messages plus ou moins subliminaux :

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-La démagogie au pouvoir, on voit ce que ça donne.



-À l’époque, Jean-Luc Mélenchon, la fille de Jean-Marie Le Pen avaient fêté cet évènement (la victoire d’Alexis Tsipras aux législatives, NDLR) en disant qu'avec monsieur Tsipras, on allait enfin avoir un pays qui était capable de sortir de l'Europe de l'austérité, qui allait se porter mieux. C'est tout le contraire qui se produit.



-L’exemple de monsieur Tsipras, c’est le boulet des extrêmes.



-Plus personne ne pourra dire : 'on ne savait pas ce que ça donnait les extrêmes au pouvoir'.



-Ceux qui se sont fait élire tel Robin des Bois en disant 'on va protéger les plus petits', ce sont ceux qui leur font le plus de mal.



-Le Front national n'a aucune envie de régler les problèmes. Vous savez pourquoi ? S’il n’y a plus de problèmes, il n’y a plus de Front national. Aujourd’hui, monsieur Tsipras en Grèce, le Front national, l'extrême-gauche, c'est parce qu'il y a des problèmes qu'ils ont trouvé leur place.

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Dans une interview au Parisien de ce dimanche (extrait), Xavier Bertrand s'est fait encore plus explicite, prédisant à la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie un destin "à la grec" en cas de victoire du FN aux régionales. Voyez plutôt :

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- Xavier Bertrand : Il n'est pas question pour moi de laisser cette région aux mains du Front national ! L'effet serait irréversible. Pour ceux qui se poseraient des questions, regardons la Grèce.



- Le Parisien : Vous voulez dire que, si le FN l'emportait, la région deviendrait la Grèce de la France ?



- Xavier Bertrand : Evidemment ! (...).

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