Bruno Le Maire ne veut pas commenter les affaires de justice des candidats à la primaire... mais le fait quand même

Publié à 17h05, le 23 mars 2016 , Modifié à 17h05, le 23 mars 2016

Bruno Le Maire ne veut pas commenter les affaires de justice des candidats à la primaire... mais le fait quand même
© MATTHIEU ALEXANDRE / AFP

J'AI JAMAIS VU UN JUGE, MOI - Bruno Le Maire n’est pas du genre à commenter une décision de justice. Invité mercredi 23 mars de l'émission Questions d'info, il a même précisé qu’il ne ferait "jamais interférer les questions de justice avec la primaire à droite".

Avec une telle règle, pas question alors de réagir à la validation des écoutes téléphoniques de Nicolas Sarkozy par la Cour de cassation. Vraiment ? Sur LCP, voici ce qu’il a dit :

Il y a une décision de justice, je ne la commente pas. Et, en revanche, je veux débattre projet contre projet, vision de la France contre vision de la France, et ça sera ma ligne de conduite constante.

Renoncerait-il à se présenter à la primaire s'il se trouvait dans la situation de Nicolas Sarkozy ? La réponse de Bruno Le Maire est trollesque :

Je n'y suis pas confronté. Je n'ai jamais été confronté à la justice de mon pays. Jamais. Je ne fais de leçon à personne, je ne veux pas mettre le débat de la primaire sur ce terrain-là.

Nicolas Sarkozy est mis en examen dans l’affaire des écoutes. Il l’est également pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012. Mais l’ancien chef de l’Etat n’est pas le seul candidat à la primaire de droite à avoir "été confronté à la justice". Jean-François Copé avait été entendu comme témoin assisté dans l’affaire Bygmalion. Enfin, Alain Juppé avait été condamné à 14 mois de prison ave sursis et un an d’inéligibilité dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris

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