Bruno Le Roux veut que les femmes journalistes dénoncent les élus ou responsables politiques coupables de propos sexistes

Publié à 10h13, le 05 mai 2015 , Modifié à 10h47, le 05 mai 2015

Bruno Le Roux veut que les femmes journalistes dénoncent les élus ou responsables politiques coupables de propos sexistes
Bruno Le Roux consultant la liste des noms d'élus ayant tenu des propos machos. © AFP.

DÉLATION - "Bas les pattes !" 40 femmes journalistes en politique, dénoncent ce mardi 5 mai dans Libération le sexisme en politique et les agissements dont elles font régulièrement l’objet de la part d’élus ou de responsables politiques. "En 2015, ce que nous aurions vraiment aimé, écrivent-elles dans ce manifeste publié par le quotidien, c’est de ne pas avoir à écrire cette tribune."

Une prise de position qui a fait réagir les politiques, prompts à leur apporter, sur Twitter, leur soutien. Invité de la matinale de France Inter, le chef de file des députés socialistes, Bruno Le Roux, salue cette initiative :

Elles ont mille fois raison. Mille fois raison de dire cela si c’est la réalité. Il faut non simplement dire les choses mais ne plus laisser passer aucun comportement.

Mais le député PS de Seine-Saint-Denis va encore plus loin et appelle à la délation des comportements déplacés pour ne pas faire l’amalgame avec l’ensemble de la classe politique :

- Bruno Le Roux : Comme j’ai l’impression que ces comportements sont en régression, non simplement il faut les dire mais il faut dire d’où cela vient. Pour faire en sorte que cela s’arrête.



- France Inter : Dénoncer ?



- Bruno Le Roux : Bien entendu. Quand je pense qu’il y a des propos qui sont inadmissibles comme un certain nombre de ceux que j’ai entendus, je n’ai pas envie que l’opprobre soit jeté sur tous les parlementaires.

Il renchérit :

Il y a des choses inadmissibles, il est bon de les dire et il est bon aussi de dire de qui ça vient.

Et d’imaginer une initiative avec le président de l’Assemblée Claude Bartolone pour mettre fin à ces dérives machistes :

Peut-être faut-il imaginer avec le président de l’Assemblée nationale qu’il puisse y avoir dans ces moments-là quelque chose qui soit dit, quelque chose qui puisse revenir à l’intéressé pour lui dire que ces choses-là ne doivent plus avoir cours.

Du rab sur le Lab

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