"Casse-toi pauvre con" : Nicolas Sarkozy reconnaît qu'il a "abaissé la fonction présidentielle"

Publié à 06h39, le 22 janvier 2016 , Modifié à 06h41, le 22 janvier 2016

"Casse-toi pauvre con" : Nicolas Sarkozy reconnaît qu'il a "abaissé la fonction présidentielle"
Nicolas Sarkozy © CHARLY TRIBALLEAU / AFP

ALL APOLOGIES -Il l'a écrit à la main, ce livre, La France pour la vie (Plon), en vente lundi prochain  mais dont Le Figaro dévoile ce vendredi 22 janvier les bonnes feuilles.

Dans son ouvrage, Nicolas Sarkozy répète qu'il a eu raison sur plein de choses. Schengen ? Raison. L'ouverture à des personnalités de gauche ? Encore raison. Le "avec Carla, c'est du sérieux ?" Toujours raison.

Mais comme il n'allait pas écrire un livre pour dire à quel point il fut génial comme président, Nicolas Sarkozy reconnaît aussi quelques erreurs. Des aveux tels qu'on n'en avait pas vus depuis 2012 de la part de l'ancien chef de l'État mais qui, cette fois, ne surgissent pas à quelques semaines d'une échéance électorale.

Nicolas Sarkozy évoque donc ce fameux "casse-toi, pauvre con", qu'il écrit pudiquement "casse-toi pauvre c.". L'ancien président de la République regrette aujourd'hui cette réponse à  un homme qui, au Salon de l'agriculture, avait ostensiblement refusé de lui serrer la main. Il écrit :

"

Ce fut une bêtise que je regrette encore aujourd'hui. En agissant ainsi, j'ai abaissé la fonction présidentielle. Pour être humaine, ma réaction n'en était pas moins inappropriée : j'ai appris à mes dépens qu'avoir du caractère n'autorise pas tout.

 

"

Un moment inscrit dans la légende sarkozyste à revoir ci-dessous :

 

L'ex-chef de l'État reconnaît donc qu'il a "abaissé la fonction présidentielle", la mettant au même niveau qu'un individu certes mécontent mais qui, après tout, avait bien "le droit de penser ce qu'il disait, même s'il n'avait pas à le dire ainsi". En formulant ce regret, Nicolas Sarkozy valide donc les critiques de l'époque qui expliquaient, déjà, qu'il avait abaissé la fonction présidentielle en insultant cet homme.

Mais on ne l'y reprendra plus. Et sur le "casse-toi pauvre con", et sur l'escapade, à peine élu président, sur le yacht du milliardaire Vincent Bolloré. Là aussi, il regrette. "Encore aujourd'hui, je me demande comment j'ai pu commettre un tel impair", écrit Nicolas Sarkozy, bien décidé à répéter à quel point il est désolé.

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