Castaner reconnaît que la "forme" du discours de premier tour de Macron a pu paraître "décalée"

Publié à 18h30, le 27 avril 2017 , Modifié à 19h32, le 27 avril 2017

Castaner reconnaît que la "forme" du discours de premier tour de Macron a pu paraître "décalée"
Christophe Castaner et Emmanuel Macron © Montage Le Lab via AFP

Une légère autocritique venant du camp Macron concernant le discours de *victoire* du candidat à la présidentielle, au soir du premier tour dimanche 23 avril. Christophe Castaner, porte-parole d’Emmanuel Macron, reconnaît ce jeudi 27 avril dans .pol, la webémission du Lab en partenariat avec Linternaute.com, Le Huffington Post et Le JDD, que la prise de parole de son champion, qui ressemblait à celle d'un homme déjà élu Président, pouvait effectivement laisser à désirer pour entamer la campagne face à Marine Le Pen... mais uniquement sur la forme

La remise en question est prononcée du bout des lèvres par le député des Alpes-de-Haute-Provence :

Le fond du discours était grave. Par contre, la forme du discours, avec les 3.000 personnes qui étaient là, qui hurlaient de joie parce qu’il a gagné le premier tour, a donné le sentiment de décalage.

Et ce sera tout pour le mea culpa. Car ce socialiste très proche d'Emmanuel Macron tient tout de même à assurer ne pas avoir vu Emmanuel Macron "sauter au plafond" en apprenant sa qualification pour le second tour face à la candidate du FN. Le candidat lui-même avait d'ailleurs justifié son comportement au soir du premier tour, ce mercredi 26 avril lors d'une conférence de presse, expliquant :

Attendez, j'arrive premier du premier tour avec un score qui dépasse celui que Jacques Chirac faisait en 2002 face au Front national. Est-ce que ça n'est pas, pour ce qui me concerne en tant que candidat, un élément de satisfaction, une victoire ? Oui ! Donc je vais pas prendre une mine grave ! Par contre, la gravité, je l'ai portée [...].

 

Depuis dimanche, un certain de nombre de personnalités, à l’image de Jean-Christophe Cambadélis, avaient dénoncé un manque de "gravité" du fameux discours. François Hollande avait même appelé son ancien ministre au "sérieux".

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