Ce moment où Montebourg explique que "Trump reprend ses thèmes"

Publié à 12h25, le 04 janvier 2017 , Modifié à 12h34, le 04 janvier 2017

Ce moment où Montebourg explique que "Trump reprend ses thèmes"
Regardant de l'autre côté de l'Atlantique, Arnaud Montebourg ne peut pas s'empêcher de repérer quelques grands hommes qui lui ressemblent © RYAD KRAMDI / AFP

C'EST BEAU HEIN ? C'EST FRANÇAIS - On savait déjà que Ségolène Royal avait "inspiré" Barack Obama pour sa campagne victorieuse de 2008 (enfin, selon Ségolène Royal). Et l'influence française sur la politique américaine ne s'est pas arrêtée là puisqu'on découvre aujourd'hui qu'Arnaud Montebourg a inspiré le président élu des États-Unis, Donald Trump... selon Arnaud Montebourg.

Le candidat à la primaire de la Belle Alliance Populaire a fait cette révélation lors de la présentation du chiffrage de son programme à la presse, mercredi 4 janvier, expliquant :

Trump reprend mes thèmes. Oui ! Car je suis antérieur en politique à lui.

Et au journaliste de Quotidien (TMC) qui lui demandait si cela était une remarque sérieuse ou pas, Arnaud Montebourg a ensuite concédé que cela comportait "une part de plaisanterie". Une part seulement donc.

Plusieurs responsables politiques français ont dernièrement expliqué vouloir faire une campagne plus ou moins ressemblante à celle du milliardaire américain (Nicolas Sarkozy ou Henri Guaino) ou ont dressé des parallèles entre leur programme et le sien (Marine Le Pen et le Front national, surtout). Mais c'est bien la première fois que ce type de comparaison transatlantique se fait dans ce sens.

L'homme du Made in France et avocat d'une forme de protectionnisme aurait-il donc influé sur celui du "Make America Great Again" ? A piori difficile à vérifier, d'autant qu'à notre connaissance, Donald Trump n'a jamais évoqué la personne d'Arnaud Montebourg... Ce mercredi, ce dernier a beaucoup parlé de "patriotisme" au sujet de son programme économique :

On peut également vérifier que l'ancien ministre du redressement productif dispose en effet d'une plus grande ancienneté en politique que celui dont il espère devenir l'homologue : ses débuts datent de 1997 (sa première élection à l'Assemblée nationale).

Mais le temps ne fait rien à l'affaire, comme on dit.

On pourra par ailleurs s'interroger sur la pertinence de cette revendication. Car si le succès improbable de Donald Trump peut en faire rêver certains, l'analogie programmatique avec le nouveau chef d'État américain (sa stigmatisation des musulmans et des immigrés, sa misogynie, ses mensonges éhontés, entre autres) est probablement moins glorieuse. 

Du rab sur le Lab

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