Ce moment où NKM rappelle, en pleines législatives, qu’elle pense aussi aux municipales 2020 à Paris

Publié à 11h50, le 31 mai 2017 , Modifié à 12h11, le 31 mai 2017

Ce moment où NKM rappelle, en pleines législatives, qu’elle pense aussi aux municipales 2020 à Paris
Nathalie Kosciusko-Morizet. © JOEL SAGET / AFP

Les municipales se préparent longtemps à l’avance. Trois ans, dans le cas de Nathalie Kosciusko-Morizet. Invitée ce mercredi 31 mai sur RTL, la candidate LR investie dans la 2ème circonscription de Paris a glissé, au milieu de *quelques* critiques à l’encontre de son propre camp, qu’elle comptait se présenter pour prendre la tête de la mairie de Paris. Mais à l’entendre, tout le monde, les "sectaires" LR comme LREM, se liguent pour l’en empêcher :

 

Vous avez une conjuration des sectaires. Et à Paris, cette conjuration a deux objectifs : d’une part, m’éliminer de la course pour la mairie de Paris. En Marche ! voudrait en quelque sorte la monopoliser. Et les barons parisiens, qui sont confortablement installés dans leur baronnie, n’ont pas tellement envie que l’un des leurs puisse gagner la ville. Et puis, il y a autre chose, c’est m’éliminer de l’Assemblée nationale. Parce qu’à l’Assemblée nationale, on n’aime pas tellement les paroles libres.

Donc Nathalie Kosciusko-Morizet veut prendre sa revanche à la suite de sa défaite face à Anne Hidalgo en 2014, mais tout le monde veut l’en empêcher en sapant sa crédibilité à travers une défaite aux législatives. L’intention de NKM est en tout cas bien plus affichée qu’en 2014, quand elle tâtait le terrain sans jamais se déclarer officiellement candidate.

Auprès du Lab, l’entourage de Nathalie Kosciusko-Morizet confirme les ambitions de cette dernière pour 2020, mais tempère : "Elle serait légitime à être candidate aux municipales, mais cette élection sera décidée en temps voulu." Avant de reprendre le même argumentaire que l’ancienne ministre :

Depuis presque 5 ans, elle mène un combat à Paris, d’abord comme candidate aux municipales de 2014, puis à la tête de la droite parisienne. Et il semblerait que certains chez En Marche ! mais aussi chez LR souhaitent, à l’occasion des législatives, faire en sorte d’éliminer certains candidats potentiels aux municipales de 2020. Nathalie n’a jamais fait mystère de son combat à Paris, elle a toujours été impliquée.



Lors des élections à Paris, bien souvent tu te bats à la fois contre tes adversaires et une partie de ton propre camp, mais aussi pour les élections d’après. Malheureusement, ce n’est pas nous qui imposons cet agenda : ils nous font nous battre pour l’élection d’après.

LR se livrerait donc à un combat fratricide ? Pour NKM, cela ne fait aucun doute. L’actuelle députée de l’Essonne n’est pas la seule candidate du parti à briguer la circonscription que laisse derrière lui François Fillon. Le 11 juin prochain, elle fera face, entre autres, à Gilles Le Gendre (LREM), mais également deux candidats LR dissidents, Jean-Pierre Lecoq et Henri Guaino, contre lesquels son parti n’a pris aucune mesure. Des présences qui ne l’étonnent pas plus que cela, mais qui la confortent dans l’idée que la "vieille droite" s’est liguée contre elle :

 

Si vous me demandez si je suis surprise que la vieille droite, qui aime à rester enfermée à Paris dans ses territoires protégés, aille chercher à me déstabiliser sur ma circonscription, je vous dirais même non.

NKM continue en dénonçant les "commanditaires" et les "hommes de main" de LR et de LREM (le porte-parole du parti Benjamin Griveaux à qui l’on prête l’ambition d’être maire de Paris, mais aussi le ministre Richard Ferrand), qui se seraient passés le mot pour *l’abattre* :

 

Quand on veut tuer quelqu’un, il y a des commanditaires et des hommes de main. Aujourd’hui, tout le monde connaît les hommes de main, c’est ceux qui sont candidats pour faire perdre. Les commanditaires, moi je les connais aussi. C’est ceux qui, à la tête de la droite parisienne, ont pour seul talent, depuis des années, de préserver leur situation. Et pour le reste, d’enchaîner les défaites collectives. Cela fait des années qu’ils veulent attacher mon scalp à leur tableau de chasse. Cela fait des années qu’ils souffrent finalement d’être dirigés par une femme moderne. Et peut-être même par une femme tout court. Et puis dans cette histoire, ils ont trouvé des partenaires du côté d’En Marche !. Là aussi, il y a des commanditaires. Et là aussi il y a des hommes de main. (…) Et les commanditaires, on les connaît aussi : c’est Richard Ferrand, Benjamin Griveaux…

Cet extrait est à retrouver dans la vidéo isolée par RTL, à retrouver ci-dessous :

Le ministre de la Cohésion des territoires, dans la tourmente provoquée par les révélations du Monde, du Canard Enchainé et de Mediapart, est particulièrement ciblé par NKM. Si elle soutient la "présomption d’innocence" à son égard, elle l’accuse clairement d’avoir une mauvaise influence sur le "jeune parti" d’Emmanuel Macron, qui aurait déjà "bien vieilli" en entrant dans cette "logique sectaire".

Si LREM est déjà*vieux*, que dire de LR et du PS… ?

Du rab sur le Lab

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