Cécile Duflot dénonce l'accord grec, "un crime contre la démocratie"

Publié à 06h48, le 14 juillet 2015 , Modifié à 06h51, le 14 juillet 2015

Cécile Duflot dénonce l'accord grec, "un crime contre la démocratie"
Cécile Duflot et Emmanuelle Cosse © AFP

Cécile Duflot n'est pas comme beaucoup de ses petits camarades de gauche :ne comptez pas sur elle pour se réjouir de l'accord conclu, lundi 13 juillet, entre la Grèce et l'Europe. Une semaine après la victoire du "Oxi" en terres hellènes, l'ancienne ministre du Logement s'étonne *un peu* de voir un troisième plan d'aide ainsi adopté.

Dans une tribune publiée sur le Huffington Post et intitulée Si nous n'y prenons pas garde, l'Europe peut mourir, la députée EELV s'alarme. Et ne mâche pas ses mots. Elle écrit :

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La position intransigeante visant à faire avaler au gouvernement Tsipras ce que son peuple vient de rejeter par voie référendaire est un crime contre la démocratie et contre l'idéal européen.

 

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Cécile Duflot détaille les réformes que doit prendre la Grèce, de la réforme du régime de retraites à "la libéralisation de plusieurs secteurs et la privatisation de l'opérateur de réseaux de transmission électrique ADMIE". Ce qui l'amène à un constat pas vraiment optimiste sur l'Europe :

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Bilan des courses, il ne s'agit plus seulement de tordre le bras à la Grèce mais de la mettre sous tutelle et de démembrer sa souveraineté politique. Pour s'en convaincre, regardons plutôt de quoi l'avenir grec est fait. Si l'austérité imposée à la Grèce a bien été jusqu'à présent un véritable séisme social, des répliques sont à venir.

 

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Un peu fâchée avec lui, Cécile Duflot se (re)trouve une position commune avec Jean-Luc Mélenchon qui, lundi, n'a cessé de dénoncer l'accord conclu avec la Grèce. 

 

 

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