Cécile Duflot se dit prête à ouvrir le débat sur la GPA si elle est élue Présidente

Publié à 15h21, le 13 octobre 2016 , Modifié à 18h24, le 13 octobre 2016

Cécile Duflot se dit prête à ouvrir le débat sur la GPA si elle est élue Présidente
Cécile Duflot lors de l'émission .pol

Le 16 octobre, la Manif pour tous organise une nouvelle manifestation contre la loi Taubira, particulièrement inquiet qu’est le mouvement de la légalisation de la gestation pour autrui.  

Sur le plateau de .pol, la nouvelle émission politique 100 % web du Lab, en partenariat avec Linternaute.com , Le Huffington Post et le JDD, la candidate à la primaire EELV Cécile Duflot s’est dit prête à ouvrir le débat sur la GPA si elle est élue Présidente :

 

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Oui, je pense que le débat doit s'ouvrir comme tous les débats éthiques comme le droit à mourir […] Parfois quand on est un législateur, il faut être courageux pour regarder la vérité en face et sortir de principes qui sont parfois confortables. Sur la GPA, je n'ai pas de principe confortable dans lequel me couler. Si ma sœur n'avait pas d'utérus et que je devais porter ma nièce dans mon ventre, je ne suis pas sûr d'être profondément choquée par cela.

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La députée écolo de Paris se base ainsi sur sa propre expérience de mère, et entend mettre "la question de l'enfance et de la famille au cœur du débat politique" :

 

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Ma position est assez simple : j'ai la particularité d'avoir porté 4 bébés dans mon ventre. Je ne pourrais pas laisser dire qu'il ne se passe rien. Est ce que ça vous rend mère ? Non. Moi, je mettrai la question de l'enfance et de la famille au cœur du débat politique.

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Si Cécile Duflot se dit "heurtée" par la pratique de la GPA "pour des raisons financières" dans certains pays, elle n’y est pas opposée si la démarche est "volontaire" :

 

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Ce qu'il se passe dans certains pays où des femmes, pour des raisons financières sont contraintes de pouvoir recourir à la GPA, me heurte profondément en tant que femme, en tant que féministe et en tant que maman. Ensuite, est-ce que c'est totalement impossible d'imaginer que cela puisse être le cas de femmes qui font ce choix volontairement dans un cadre très différent ? Certains exemples comme aux Etats-Unis montrent que ce qui se passe en Ukraine ou en Inde, ce n'est pas du tout la même histoire. Moi je ne dirai jamais que c'est normal et naturel et que ça doit être légalisé sans se poser de questions. Mais je ne pousserai pas des hauts cris en disant que c'est l'abomination des abominations.

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Un instant à revoir ci-dessous en vidéo :


Retrouvez ici l'intégralité de l'émission .pol

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