Cécile Duflot raconte avoir pensé à tout plaquer mais assure qu’elle sera là encore longtemps

Publié à 07h39, le 14 octobre 2015 , Modifié à 08h23, le 14 octobre 2015

Cécile Duflot raconte avoir pensé à tout plaquer mais assure qu’elle sera là encore longtemps
© MARTIN BUREAU / AFP

Ses détracteurs ne vont pas kiffer du tout. Car Cécile Duflot est bel et bien installée dans le paysage politico-médiatique et compte le rester. Pourtant, la nouvelle coprésidente du groupe écolo à l’Assemblée nationale a bien failli tout plaquer avant de rapidement se raviser. C’est ce qu’elle confie dans une interview au JDD.fr, mardi 13 octobre.

Cette hésitation, l’ancienne ministre du Logement de François Hollande l’a eue bien avant que la crise n’éclate à EELV et que certains ténors comme Jean-Vincent Placé, François de Rugy ou Barbara Pompili quittent le navire. Elle raconte ce petit coup de mou, comme a pu en avoir aussi de son côté Jean-Luc Mélenchon : 

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Je me suis posée la question à la fin de l’année dernière de savoir si j’avais vraiment la 'niaque' pour continuer, la réponse est oui.

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Une réflexion qui lui a fait prendre conscience qu’elle avait encore "la niaque" pour continuer à œuvrer en politique. Et pour longtemps. Elle annonce ainsi prolonger l’expérience politique pour "construire une force écologiste majoritaire dans le pays" qui "implique de grands changements" :

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L’horizon politique qui est le mien, et celui auquel j’ai envie de travailler avec ceux qui le souhaitent, est dans les 10-15 années à venir.

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Elle insiste disant avoir la foi "bien au-delà des quelques semaines et mois qui viennent". Faut-il y voir un sous-entendu pour la présidentielle de 2017 pour celle qui dit "s’y préparer" et confie avoir "les épaules" assez larges pour une campagne élyséenne ?

Ce ne sont donc pas les péripéties et difficultés que traverse actuellement son parti qui vont lui faire perdre le moral. "L’histoire politique m’a enseigné que les moments difficiles débouchaient parfois sur des périodes où nous avions été le mieux capable de rebondir", dit-elle, se voulant "confiante" et "déterminée" sur l’avenir de sa formation politique. Elle ajoute :

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Et même presque enthousiaste, ce qui n’était pas gagné. 

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En revanche, prendre la coprésidence d’un groupe écolo en crise au Palais Bourbon "ne faisait pas partie" de ses plans. "Je fais partie de ceux qui appellent toujours les uns et les autres aux responsabilités dans les moments difficiles, je ne pouvais donc pas m’exonérer de cela", se justifie-t-elle après avoir finalement accepté le rôle de coprésidente aux côtés de Barbara Pompili.

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