Ces cinq moments du discours d'Edouard Philippe qui vous ont peut-être échappé

Publié à 17h08, le 04 juillet 2017 , Modifié à 14h27, le 26 décembre 2017

Ces cinq moments du discours d'Edouard Philippe qui vous ont peut-être échappé
Edouard Philippe, lors de son discours de politique générale à l'Assemblée. © Montage le Lab / Capture écran LCP

Un discours de politique générale, c'est toujours un moment particulier dans la vie politique. Ce mardi 4 juillet, c'est Edouard Philippe qui s'est prêté à l'exercice. Et sur plus d'une heure de discours, il y a forcément quelques moments qui vous ont échappé.

  • L'hommage à deux femmes, dont Simone Veil

Lors de son introduction, Edouard Philippe a commencé par rendre hommage à Simone Veil. Puis, il lance, d'un coup : "J'aimerais vous parler d'une autre femme". Une femme dont il ne dira jamais le nom. Une femme qui a "grandi en Seine-Saint-Denis", fille de "chauffeur-bagagiste et d'aide-soignante". Une femme que "rien ne prédestinait à entrer dans ce lieu" qu'est l'Assemblée nationale, mais qui "siège aujourd'hui sur vos bancs". Le Premier ministre parle de Laetitia Avia, députée de Paris et marcheuse de la première heure.

  • Citer Dylan pour parler de la dette

Le Premier ministre est en train de parler de la dette et de l'"addiction française à la dépense publique". Quand il lâche cette phrase, une citation de Blowing In The Wind de Bob Dylan, avec un petit rire discret :

 

Sous le regard inquiet des Français, nous dansons sur un volcan qui gronde de plus en plus fort. Certains continuent pourtant à nier l'évidence. 'Combien de fois un homme peut-il tourner la tête en prétendant qu'il ne voit pas ?', aurait demandé le prix Nobel de littérature 2017.

  • Autrouche

Certains se sont demandés si Edouard Philippe n'avait pas parié avec un député qu'il placerait dans son discours le mot "autruche" ? Car, l'air de rien, le chef du gouvernement a réussi à le glisser.

 

 

Mais c'était sans compter sur Jean-Luc Mélenchon, qui lance une petite pique juste avant ce moment fatidique, faisant fourcher la langue du Premier ministre.

 

Renouer avec l'esprit de conquête, c'est aussi embrasser avec enthousiasme l'incroyable défi que posent les grandes transitions du monde, au premier rang desquelles la transition écologique. Ceux qui par égoïsme ou inconscience tournent le dos à l'accord de Paris sur le climat manifestent plus qu'une simple incompréhension du monde. Ils montrent qu'au fond, ils ont peur du futur. [On entend Jean-Luc Mélenchon dire : 'Vous l'avez invité au 14 juillet', NDLR] L'autrouche… L'autruche est sans doute un animal sympathique mesdames et messieurs les députés, mais mettre sa tête dans le sable n'a jamais préparé personne à affronter l'avenir.

Donald Trump appréciera de se voir comparé à une autruche.

  • Boxe avec les mots

Edouard Philippe est un sportif. Son sport favori, c'est la boxe. Alors, il n'a pas pu s'empêcher d'y faire référence, de la sorte :

 

La France est dans les cordes et aucune esquive ne la sauvera.

  • 55

C'est le nombre de fois où Edouard Philippe a été interrompu par les applaudissements dans l'hémicycle. 55 fois sur un discours d'1h05. Soit près d'une fois par minute.

  • PMA ou pas

Pour le coup, ça n'a pas pu vous échapper, vu qu'Edouard Philippe n'a pas parlé de procréation médicale assistée, alors que le gouvernement est prêt à légiférer dans le sens de son ouverture aux couples de femmes. On dit ça, on dit rien.

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