Ces hollandais pas vraiment fans de Manuel Valls

Publié à 21h08, le 04 décembre 2016 , Modifié à 21h41, le 04 décembre 2016

Ces hollandais pas vraiment fans de Manuel Valls
© REGIS DUVIGNAU / POOL / AFP

L’annonce de la candidature de Manuel Valls à la présidentielle approche. Probablement lundi 5, mardi 6, ou mercredi 7 décembre au plus tard. La future candidature du Premier ministre, via la primaire de "la Belle alliance populaire", n’enchante guère certains hollandais, pour le moment orphelins après l'annonce de François Hollande, jeudi 1er décembre de ne pas briguer de second mandat. Vendredi 2 décembre, sur France 2, le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll s’était montré réservé quant à la future candidature de Manuel Valls :

 

 

"

Manuel Valls décidera. Moi je prendrai le temps de regarder tout ça et le recul nécessaire.

"

Samedi, à la convention nationale de "la Belle alliance populaire", à Paris, un autre proche de François Hollande n’a pas caché son peu d’envie de soutenir le chef du gouvernement : Christophe Pierrel. Auprès du Lab, l’ancien chef de cabinet adjoint de François Hollande a défendu une candidature alternative, celle d’un hollandais, citant Stéphane Le Foll, Najat Vallaud-Belkacem et Marisol Touraine. Il a expliqué :

 

"

Ils ont de la surface, du fond, la connaissance du terrain, ce sont des ministres de proximité. Il va falloir qu’ils se parlent, il ne faut pas qu’on ait trois candidats.

"

Pour Christophe Pierrel, "il y a un espace politique entre Manuel Valls et Arnaud Montebourg". "Aujourd’hui, dans l’offre politique, il n’y a pas ce que je veux, ni le social-libéralisme ni le conservatisme d’Arnaud Montebourg. Il faut un point d’équilibre", a estimé l’ex-tête de liste PS aux régionales dans les Hautes-Alpes.

Dans une interview à Marianne, un autre hollandais, Dominique Villemot, avait même dézingué Manuel Valls, qui a selon lui "trahi" et a "voulu empêcher le Président d’être candidat", alors que le JDD évoque ce dimanche 4 décembre les pressions de Manuel Valls envers François Hollande. L’avocat "ne soutiendra donc pas a priori" Manuel Valls mais plutôt Emmanuel Macron.

La sénatrice des Pyrénées-Atlantiques Frédérique Espagnac s'est elle aussi gardée d'afficher son soutien à Manuel Valls pour la primaire. "Tout le monde comprendra que mon engagement personnel fait qu'à ce jour, je vais me tenir en retrait de tout ça", a-t-elle déclaré vendredi auprès de France Bleu.

Pour plusieurs ténors de la gauche, comme la maire de Lille Martine Aubry, l’ancienne ministre de la Justice Christiane Taubira et donc certains hollandais, le renoncement du président de la République est tout sauf une bonne nouvelle. "Son retrait pose plus de problèmes qu’il n’en résout", a reconnu un haut responsable du PS auprès du Lab samedi à Paris. Soutenir Manuel Valls à la primaire ? Eventuellement un frondeur ? Susciter une candidature plus centrale au PS ? Ou ne soutenir tout simplement personne ?

Pour le Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis, aussi, la candidature de François Hollande présentait un avantage : elle aurait pu permettre d’éviter un éclatement du PS. Ou du moins le retarder. En cas de victoire à la primaire, toutefois…

Du rab sur le Lab

PlusPlus