Christian Jacob estime que, sur le fond, François Fillon est favorable à la suppression du non-cumul des mandats

Publié à 08h08, le 16 janvier 2017 , Modifié à 08h08, le 16 janvier 2017

Christian Jacob estime que, sur le fond, François Fillon est favorable à la suppression du non-cumul des mandats
Christian Jacob © MARTIN BUREAU / AFP

De deux choses l'une : soit François Fillon n'est pas clair dans ses propos, soit certains du côté de Les Républicains ont un peu de mal à entendre ce qu'il dit. Le candidat à l'élection présidentielle a déjà assuré que lui Président, il ne reviendra pas sur la loi sur le non-cumul des mandats. Et pourtant, plusieurs membres de son camp semblent ne pas avoir intégré cette information.

C'est le cas de Christian Jacob. Cité par L'Opinion ce lundi 16 janvier, le président du groupe LR à l'Assemblée nationale avance :

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Il faudra trouver le moment opportun de revenir dessus à un moment ou un autre. François Fillon est d’accord avec nous sur le fond.

 

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Christian Jacob estime donc que François Fillon serait favorable à une suppression de la loi sur le non-cumul. Le problème ne serait qu'une question d'agenda. "Il n’y a pas de fronde, il n’y a pas de guerre", ajoute d'ailleurs le député de Seine-et-Marne. Reste que l'élu mène un combat, avec d'autres, contre la position du candidat à la présidentielle.

Samedi, durant le Conseil national de LR, François Fillon a pourtant bien mis les points sur les "i" concernant le retour sur la loi interdisant le non-cumul des mandats. Le vainqueur de la primaire a estimé que "les citoyens veulent des élus disponibles" et qu'il fallait entendre "leurs inquiétudes et parfois leur colère". "Le mandat ne s'exerce pas de la même manière" aujourd'hui, a-t-il encore plaidé, avant d'affirmer : "C'est la raison pour laquelle je ne reviendrai pas sur le cumul."

Et afin de bien se faire comprendre des cumulards LR qui font de la résistance, il a expliqué que de faire de cette mesure la première de son éventuel quinquennat (car il faudrait abroger la loi immédiatement après l'élection présidentielle, seul un mois la séparant des législatives) serait "un bien mauvais" signal. "Comment nos concitoyens pourraient-ils comprendre que nous nous occupions de nous-mêmes au lieu de nous occuper d’eux ?", a-t-il demandé.

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