Christiane Taubira démissionne du ministère de la Justice, pour cause de déchéance de nationalité

Publié à 09h10, le 27 janvier 2016 , Modifié à 09h58, le 27 janvier 2016

Christiane Taubira démissionne du ministère de la Justice, pour cause de déchéance de nationalité
© STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

#TaubiraDémission - Évoquée à chaque remaniement et en diverses occasions depuis de longs mois, la démission de Christiane Taubira a fini par devenir réalité. La révision constitutionnelle, et notamment l'extension de la déchéance de nationalité pour les binationaux nés français et condamnés pour terrorisme (à laquelle elle était farouchement opposée) auront eu raison de la ministre de la Justice. 

Dans un communiqué, l'Élysée annonce en effet mardi 27 janvier que Christiane Taubira a présenté sa démission à François Hollande, "qui l’a acceptée". La présidence écrit que le chef de l'État et la désormais ex-garde des Sceaux "ont convenu de la nécessité de mettre fin à ses fonctions au moment où le débat sur la révision constitutionnelle s’ouvre à l’Assemblée nationale, aujourd’hui, en Commission des Lois". L'Élysée précise :

 

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Le président de la République a exprimé à Christiane Taubira sa reconnaissance pour son action. Elle aura mené avec conviction, détermination et talent la réforme de la Justice et joué un rôle majeur dans l’adoption du mariage pour tous.

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Christiane Taubira s'est quant à elle exprimée sur Twitter, se disant "fière" de son action au ministre de la Justice. Et d'ajouter :

 

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Parfois résister c'est rester, parfois résister c'est partir. Par fidélité à soi, à nous. Pour le dernier mot à l'éthique et au droit.

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Comprendre : "l'éthique et le droit" ne sont pas du côté du gouvernement... Comme Arnaud Montebourg en son temps (qui lui avait récemment conseillé de démissionner), Christiane Taubira a donc claqué la porte. Ce qui a bien sûr ravi la droite, dont elle est l'épouvantail, et lui a valu les hommages de la gauche du PS.

François Hollande perd là l'une (si ce n'est la seule) des dernières "cautions" de gauche du gouvernement. C'est Jean-Jacques Urvoas, député PS légitimiste spécialiste des questions de justice et de sécurité, très régulièrement cité parmi les personnalités ministrables (plutôt pour l'Intérieur), qui devient ministre de la Justice. "Il portera, aux côtés du Premier Ministre, la révision constitutionnelle et préparera le projet de loi renforçant la lutte contre le crime organisé et la réforme de la procédure pénale", écrit encore la présidence.

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