Comme sa grand-mère, la ministre du Travail Muriel Pénicaud a un côté "pirate-aventurier-explorateur"

Publié à 17h46, le 21 août 2017 , Modifié à 14h47, le 26 décembre 2017

Comme sa grand-mère, la ministre du Travail Muriel Pénicaud a un côté "pirate-aventurier-explorateur"
© Giphy

C'est déjà la rentrée pour Muriel Pénicaud, la ministre du Travail. Dès demain, mardi 22 août, elle recevra les syndicats, Medef d'abord, pour commencer une petite semaine de négociation sur la très attendue loi Travail. Attaquée de toute part par ses détracteurs, à l'instar de sa prédécesseure Myriam El Khomri, Muriel Pénicaud, pas très loquace jusqu'à présent, entame une opération séduction.

A Madame Figaro, ce lundi, elle donne une assez longue interview pour se présenter, elle, sa personnalité et son parcours. Interview au cours de laquelle on apprend que Muriel Pénicaud à un côté "pirate-aventurier-explorateur". Oui, oui.

Elle déclare :

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Comme elle [sa grand-mère, NDLR], j’ai eu très tôt un côté pirate-aventurier-explorateur. J’avais envie d’arpenter le monde, comme mes ancêtres - des corsaires génois qui ne craignaient pas les grands vents.

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Un "côté pirate" qui nous fait grandement penser à ce passage dans Pirates des Caraïbes, où Keith Richards débarque au *conclave* des pirates en lançant ce mortel : "Le code, c'est la loi". Code des pirates, et non du Travail, qui est d'ailleurs régulièrement considéré dans la saga comme étant "plus un guide général qu'un règlement".

Mais passons.

Plus loin dans l'interview, il est demandé à Muriel Pénicaud quelles furent ses plus grandes audaces. La ministre réplique :

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J’ai pris des risques à chaque étape. À 23 ans, j’étais la plus jeune femme administratrice territoriale en France. À 24 ans, j’ai entamé un tour du monde avec mon sac à dos. À 38 ans, j’ai laissé tomber une belle carrière dans le secteur public pour l’entreprise internationale, chez Dassault Systèmes, puis chez Danone. Pour moi, le sens l’emporte sur les risques, c’est mon moteur.

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Et prendre des risques, politiquement, Muriel Pénicaud sait faire. Comme lorsqu'elle affirmait qu'"on a un code du travail qui en gros n’est fait que pour embêter 95 % des entreprises". Du pain-béni pour ses opposants qui profitent de chaque fait d'actualité concernant la ministre pour faire du "tir aux pigeons", selon l'expression de Christophe Castaner, sur sa réforme du Code du Travail.

La ministre entend aller vite avec sa loi Travail. Une journée de mobilisation est déjà prévue le 12 septembre. Les ordonnances seront envoyées au Conseil d’État pour validation le 28 août. Le texte final sera présenté par Muriel Pénicaud et Édouard Philippe le 31 août et transmis dans son intégralité aux partenaires sociaux. Parallèlement, le Conseil constitutionnel rendra sa décision concernant la loi d'habilitation à légiférer par ordonnances, adoptée début août et contestée par 60 députés de gauche. Si le processus se déroule sans accroc, les ordonnances devraient être adoptées en conseil des ministres la semaine du 18 septembre, avec une publication au Journal officiel attendue autour du 25 septembre. Elles entreront en vigueur immédiatement, mais devront faire l'objet d'une loi de ratification pour être pérennisées.

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