Comment Bruno Le Maire minimise le départ de son ancien directeur de campagne chez Emmanuel Macron

Publié à 12h30, le 24 janvier 2017 , Modifié à 15h02, le 24 janvier 2017

Comment Bruno Le Maire minimise le départ de son ancien directeur de campagne chez Emmanuel Macron
Bruno Le Maire © AFP

Le nom de Jérôme Grand d'Esnon ne parle pas forcément au plus grand nombre. Pourtant, cet ancien de la chiraquie, pourrait bien être au cœur des discussions politico-politiciennes de cette fin janvier. Et pour cause : selon Le Figaro de ce mardi 24 janvier, Jérôme Grand d'Esnon, qui fut le directeur de campagne de Bruno Le Maire lors de la primaire de la droite, s'apprête à rejoindre… Emmanuel Macron. "Ce chiraquien, rompu aux campagnes présidentielles, ne se sentait pas à l'aise avec la ligne de François Fillon", écrit le quotidien. Jérôme Grand d'Esnon fut en outre le grand ordonnateur des campagnes de Jacques Chirac et notamment celle de 1995 contre Edouard Balladur. 

Bruno Le Maire a réagi à ce transfert. Il a surtout voulu dire que cela n'était pas franchement important, ni grave. "C'est son choix", a-t-il déclaré sur l'antenne de RTL, avant d'expliquer que ceci ne change rien du tout, mais alors rien :

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Ça apporte juste une voix supplémentaire à Emmanuel Macron. Mais en regard de ça, moi je voudrais mettre en lumière les 34 parlementaires qui m'ont apporté leurs parrainages et qui soutiennent aujourd'hui François Fillon, les 500 élus locaux qui m'avaient apporté leurs parrainages et qui soutiennent aujourd'hui François Fillon, les milliers de personnes qui se sont engagées pour ma campagne de la primaire, notamment les jeunes, et qui soutiennent aujourd'hui François Fillon. Je pense que ça pèse un tout petit peu plus.

 

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Ancien chiraquien lui aussi, Bruno Le Maire a donc réagi au ralliement de Jérôme Grand d'Esnon à Emmanuel Macron tel qu'aurait pu le faire l'ancien chef de l'État : en expliquant que ça lui en touche une sans faire bouger l'autre.

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