Comment François Hollande justifie la décision de la préfecture de police de Paris d’interdire une manifestation pro-palestinienne

Publié à 11h34, le 19 juillet 2014 , Modifié à 11h34, le 19 juillet 2014

Comment François Hollande justifie la décision de la préfecture de police de Paris d’interdire une manifestation pro-palestinienne
© Reuters.

Suite aux heurts qui ont émaillé une manifestation pro-Gaza aux abords de deux synagogues, une semaine plus tôt, la préfecture de police de Paris a interdit deux nouveaux rassemblements, ce samedi 19 juillet, à Paris et à Sarcelles. Une décision saluée par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, et justifiée, selon François Hollande, qui s’est exprimé sur le sujet lors de son déplacement officielle au Niger, selon des propos rapportés par Le Parisien:

Qu’il y ait de l’émotion, qu’il y ait de la part d’une partie de nos compatriotes l’envie d’en appeler aussi au cessez-le-feu, je peux comprendre. Mais il ne peut y avoir des manifestations qui se font face et qui représentent des risques pour l’ordre public. Nous ne pouvons rester indifférents lorsque les objectifs ne sont pas simplement de manifester.

Cette décision de la préfecture de police a pourtant choqué de nombreux acteurs politiques, au-delà du NPA ou de la Ligue des Droits de l’homme. Ainsi, le député PS, marqué à l’aile gauche du parti, Pouria Amirshahi, qui faisait partie de la délégation présidentielle en Afrique de l’Ouest, a tiqué. "Tout rassemblement comporte des risques, mais la police doit faire son travail le cas échéant", a-t-il persiflé.

EELV ainsi que plusieurs députés socialistes, parmi lesquels Alexis Bachelay, Yann Galut ou Pascal Cherki, se sont fendus de communiqués pour exprimer leur désapprobation. "Aujourd'hui, nous refusons la décision trop hâtive du ministère de l'Intérieur et appelons le gouvernement français à lever rapidement cette interdiction de manifester", ont écrit les députés PS.

Le porte-parole des Verts, Julien Bayou, a quant à lui critiqué cette décision sur Twitter, la remettant dans une perspective plus internationale :

Le député-maire UMP de Nice Christian Estrosi avait été le premier à demander l'interdiction de telles rassemblements, soutenu par de nombreux élus UMP. François Fillon a de son côté assuré, dans une interview au Monde, qu'il "encourage le gouvernement à plus de fermeté" et que "les manifestations antisémites, qui prennent ce conflit comme prétexte, doivent être interdites". 

Du rab sur le Lab

PlusPlus