Comment le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux justifie sa présence à la cérémonie des César

Publié à 08h33, le 27 février 2017 , Modifié à 08h33, le 27 février 2017

Comment le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux justifie sa présence à la cérémonie des César
Bruno Le Roux © Capture RTL

Sa présence avait un peu surpris. Vendredi 24 février, comme sa collègue Audrey Azoulay, Bruno Le Roux était salle Pleyel pour assister à la cérémonie des César. Sauf que si la ministre de la Culture semblait dans son élément au milieu des actrices et acteurs français, voir le ministre de l'Intérieur en smoking et nœud papillon a surpris. Pour ne pas dire choqué.

Dimanche, le secrétaire général du syndicat Alliance Jean-Claude Pelage a fustigé la présence du premier flic de France aux César. "Les policiers comprennent difficilement de voir leur ministre de tutelle à la cérémonie des César et qu'il n'ait pas le temps de recevoir les syndicats de police pour dresser le bilan de leurs attentes", s'est-il étonné.

Invité de RTL ce lundi, Bruno Le Roux s'est défendu. S'il était salle Pleyel, c'était "pour soutenir le cinéma français" et surtout pour montrer que les manifestations en France sont organisées "en toute sécurité". "Il y a des manifestations sur tout le territoire. Je veux dire aux Français qu'elles sont organisées dans les meilleures et les plus parfaites conditions de sécurité", a indiqué le ministre de l'Intérieur avant d'ajouter :

"

C'était une belle soirée, oui. Vous savez, j'ai un attachement au cinéma français et aux industries techniques par la circonscription qui est la mienne [Seine-Saint-Denis, NDLR], que je ne veux pas oublier.

 

"

Et n'allez pas lui dire qu'il pourrait, plutôt que d'admirer les remerciements du cinéma français au cinéma français, de recevoir, par exemple, les syndicats de policiers qui le lui demandent. "La concertation, elle est permanente", a lancé Bruno Le Roux, assurant recevoir les syndicats "à chaque fois qu'ils en font la demande". Puis il s'en est pris aux syndicats :

"

J'ai toujours dit aux syndicats que j'accordais une grande importance  - et d'ailleurs j'accorde une si grande importance que sur le terrain je veux aussi que ce soit par les syndicats que nous arrivions à discuter. Je n'oublie pas que le mouvement qui est né dans la police venait aussi d'une contestation de la façon dont fonctionnent les syndicats de police. Je leur demande de ne pas l'oublier et de ne pas avoir de mots qui ne sont pas dans le bon moment du débat.

 

"

Et vendredi, c'était le bon moment de voir en vrai George Clooney, pas de polémiquer.

 

[BONUS TRACK] C'est pas ma faute à moi

Selon François Fillon, le gouvernement laisse "se développer dans le pays un climat de quasi-guerre civile" qui perturbe la campagne présidentielle. Des propos qui ont profondément irrité Bruno Le Roux. Il a dit :

"

C'est inadmissible et irresponsable.

 

"

Et le ministre de l'Intérieur d'assurer que tous les meetings comme toutes les manifestations sont protégés. "Ce n'est pas ma faute si aujourd'hui, dans les meetings, il y a un certain nombre de rassemblements et de quolibets qui lui sont adressés compte tenu des réponses qu'il semble ne pas apporter aux questions qui lui sont posées, et notamment les questions sur son comportement. Quand on est en difficulté, on ne cherche pas à en rejeter la faute sur la République", a-t-il tonné.  

Du rab sur le Lab

PlusPlus