Crise grecque: Philippot invente des propos à Mélenchon

Publié à 19h30, le 13 juillet 2015 , Modifié à 19h36, le 13 juillet 2015

Crise grecque: Philippot invente des propos à Mélenchon
© images AFP

Florian Philippot est prêt à tout pour n'avoir aucun point commun avec Jean-Luc Mélenchon. Même à inventer des prises de position. Invité de BFM Story ce 13 juillet au soir, le numéro 2 du FN explique à quel point, selon son parti, l'accord obtenu en Grèce par François Hollande et Angela Merkel est un mauvais compromis et signe "la mise à mort" du peuple grec. Il estime que cet accord a été trouvé alors qu'Alexis Tsipras avait "un pistolet sur la tempe"... soit exactement l'expression utilisée par Jean-Luc Mélenchon quelques heures plus tôt.

Mais lorsque le journaliste lui fait remarquer cette formule commune, voici ce que répond Florian Philippot :

 

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Non mais ça les révèle d'ailleurs parce que Mélenchon, j'ai vu le Parti communiste se réjouir de cet accord qui va faire baisser les pensions, qui va tout privatiser, qui va faire baisser les salaires ... c'est tout de même hallucinant, ces gens-là se révèlent, ils ne sont pas cohérents.

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Florian Philippot associe donc ici la position de Jean-Luc Mélenchon et celle du Parti communiste et considère que les deux ont fait une danse de la joie à l'annonce de l'accord. S'il est vrai que le Parti communiste de Pierre Laurent a eu une réaction nuancée, entre satisfecit et mise en garde, celle de l'ancien co-président du Parti de gauche ne laissait en revanche aucune place au doute. Jean-Luc Mélenchon a dénoncé "un accord contraint" qu'il ne fallait "pas soutenir".

Sur son blog, il a ainsi écrit :

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En France, nous devons condamner de toutes les façons possibles les sacrifices encore demandés aux Grecs et la violence qui leur est imposée.

 

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Rien, donc, qui permette à Florian Philippot d'affirmer que l'ancien candidat à la présidentielle se "réjouit" de l'accord.

De son côté, Pierre Laurent a salué le courage d'Alexis Tsipras et son "choix responsable" :

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Certaines des concessions faites ont étés imposées à la dernière minute. N'oublions pas que ce fut sous la menace et après 2 semaines de fermeture des banques. Le gouvernement grec a fait un choix responsable, celui de permettre avant tout la stabilité financière durable du pays et l'investissement pour l'emploi et le redressement productif du pays.

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Pierre Laurent retient que la dette sera "rééchelonnée et les taux d'intérêts renégociés". Il se félicite qu'Alexis Tsipras ait promis de faire porter l'effort sur "les grecs les plus riches" et de "protéger les classes populaires".



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