Daubresse (LR) met sur le même plan le reniement de Fillon sur sa mise en examen et celui de Valls sur le résultat de la primaire

Publié à 10h42, le 29 mars 2017 , Modifié à 11h33, le 29 mars 2017

Daubresse (LR) met sur le même plan le reniement de Fillon sur sa mise en examen et celui de Valls sur le résultat de la primaire
© Capture d'écran Twitter

DEUX POIDS DEUX PROCÈS - D'un côté, nous avons François Fillon qui reste candidat malgré sa mise en examen (en violation de l'engagement qu'il avait pris à ce sujet). De l'autre côté, nous avons Manuel Valls qui appelle à voter pour Emmanuel Macron et non Benoît Hamon (en violation de l'engagement qu'il avait pris à ce sujet). Ces deux choses sont strictement équivalentes. C'est en tout cas l'avis de Marc-Philippe Daubresse.

Mercredi 29 mars sur Twitter, le député LR du Nord a en effet réagi en ces termes à l'officialisation par Manuel Valls du fait qu'il ne respecterait pas la charte de la primaire qu'il avait pourtant signée en tant que candidat, et qu'il soutiendrait son ex-ministre de l'Économie dès le premier tour de la présidentielle :

On fait des procès à Fillon pour non-respect de la parole sur la mise en examen mais on en fait aucun à Manuel Valls sur les primaires [sic].

 

Quelques minutes plus tard, l'élu Les Républicains supprimait son tweet avant d'en publier un nouveau, dans lequel on pouvait lire :

On fait des procès à Fillon pour non-respect de la parole donnée sur la mise en examen et aucun à Valls sur non-respect de la primaire.

 

Entre les deux, l'inacceptable faute grammaticale à "les primaires" a été corrigée, ce que Le Lab, qui mène ce combat avec acharnement, ne peut que saluer.

En revanche, Marc-Philippe Daubresse maintient donc son analyse dans son intégralité. Pourtant, Manuel Valls fait bel et bien l'objet de nombreuses et très cinglantes critiques depuis son annonce sur BFMTV, en particulier venues de la gauche du PS. Et la presse souligne très clairement ce reniement flagrant de la parole donnée et de sa signature de la charte de la primaire organisée par le PS, qui stipulait que les participants s'engageaient à "soutenir le vainqueur".

Par ailleurs, il semble pour le moins *osé* de comparer ainsi la mise en examen de François Fillon (pour "détournement de fonds public", "complicité et recel de détournement de fonds publics", "complicité et recel d’abus de bien sociaux", et "manquements aux obligations de déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique", ce à quoi se sont ensuite ajoutés des soupçons d'"escroquerie aggravée, faux et usage de faux") et le vote de Manuel Valls.



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