De la "ridicule" phrase sur les "Gaulois" à sa "responsabilité dans le fiasco de Calais", Jean-François Copé charge Nicolas Sarkozy

Publié à 19h09, le 21 septembre 2016 , Modifié à 19h09, le 21 septembre 2016

 De la "ridicule" phrase sur les "Gaulois" à sa "responsabilité dans le fiasco de Calais", Jean-François Copé charge Nicolas Sarkozy
© FRED TANNEAU / AFP

Les choses se précisent dans la primaire LR. On connait les noms des 7 candidats en course. Et on ne peut plus douter de la volonté de Jean-François Copé d'en découdre avec Nicolas Sarkozy. Dans une tribune publiée par le Huffington post ce mercredi, le député de Meaux descend en flèche l'ancien président de la République.

  • La polémique sur "nos ancêtres les Gaulois" : ridicule

La journée du 20 septembre a été marquée par la polémique autour de la phrase de Nicolas Sarkozy le 19 septembre sur "nos ancêtres les Gaulois".
A gauche, les réactions ont été vives. A droite les candidats à la primaire ont pris leurs distances avec cette formule so IIIe République.
Jean-François Copé estime lui que tout cela n'est que de la com'. Ridicule. Il écrit :

 

"

Oui tout cela est ridicule de la part de Nicolas Sarkozy comme des commentateurs. Est-ce que vous imaginez un instant Angela Merkel déclarer aux Allemands: "nos ancêtres sont les Wisigoths..."? Cela ferait hurler de rire l'Europe entière!

"

Surtout, souligne Jean-François Copé, Nicolas Sarkozy a dit l'inverse le 24 mai dernier. Bref, selon lui, tout le monde est tombé dans la panneau. Il s'agace : 

"

Preuve que tout cela n'est que de la "com'", un piège tendu aux bien-pensants pour se faire passer pour un héraut du parler vrai. Un piège grossier dans lequel les bien-pensants, en idiots utiles du sarkozysme, sont allés se précipiter ventre à terre.

"
  • Sarkozy court derrière le FN

Pour Jean-François Copé, tout cela n'est que tactique. Il explique :

 

"

En ce sens, cela me rappelle la précédente polémique sur "la race blanche" déclenchée par Nadine Morano qui avait provoqué de semblables hurlements. A l'époque, Nicolas Sarkozy n'avait pas eu de mots assez durs pour la condamner au nom du politiquement correct. Aujourd'hui il est à front renversé. Avec la campagne pour la primaire, les stratégies changent... Il espère, dit-on, par ce type de déclarations, récupérer les électeurs de droite partis au FN. Il a tort de les sous-estimer à ce point.

"

Comparer cette polémique à celle engendrée par les propos de Nadine Morano sur la race blanche n'est pas très flatteur. Polémique qui lui a alors coûté sa place aux régionales. Pas flatteur d'autant que selon Jean-François Copé, tout cela n'est qu'opportunisme. 

  • Il va refaire le coup

Alors que Nicolas Sarkozy est en visite à Calais, sur la question migratoire, le candidat à la primaire met en garde :

"

Il y a dans cette polémique gauloise quelque chose de typiquement sarkozystequi va se confirmer encore aujourd'hui avec son déplacement à Calais. Gageons que Nicolas Sarkozy va proposer, avec des mots très durs, d'en finir avec la jungle.

"

Et Jean-François Copé de rappeler qu'entre le ministère de l'Intérieur en 2002 et la présidence de la République, Nicolas Sarkozy a sa petite responsabilité dans l'affaire. Il rappelle :

 

"

Par ses choix, en tant que ministre puis Président, Nicolas Sarkozy a donc une responsabilité directe dans le fiasco de la gestion de ce dossier.

"

Cette tribune est une belle collection de coups portés à Nicolas Sarkozy. Et comme si ce n'était pas assez, il termine évoquant un autre épisode récent :

"

La petite phrase de Nicolas Sarkozy sur les Gaulois a une nouvelle fois abaissé le débat public comme lorsqu'il avait déclaré que l'homme n'y était pour rien dans le dérèglement climatique. Quelle erreur!

"

Du rab sur le Lab

PlusPlus