Débat de la primaire : grosse protestation de Jean-Luc Bennahmias contre l'inégalité de temps de parole

Publié à 22h03, le 12 janvier 2017 , Modifié à 22h05, le 12 janvier 2017

Débat de la primaire : grosse protestation de Jean-Luc Bennahmias contre l'inégalité de temps de parole

ON EN A GROS - Le premier débat entre les sept candidats à la primaire de la BAP avait commencé depuis environ 40 minutes, jeudi 12 janvier, quand Jean-Luc Bennahmias a mis à profit ce quart d'heure warholien qui lui est offert. Lui qui se présente à cette élection avant tout "pour participer aux trois débats télévisés" n'allait pas se laisser voler la vedette.

Il en avait visiblement gros contre la gestion du temps de parole attribué aux différents protagonistes, alors le co-président de l’Union des démocrates et des écologistes (UDE) a profité de la fin d'une réponse de Manuel Valls pour se payer un coup d'éclat, se faisant le porte-parole des "petits candidats" (alias lui-même, François de Rugy et Sylvia Pinel) qui seraient brimés en comparaison des Valls, Montebourg, Hamon et Peillon :

Dites moi, il va falloir un tout petit peu remettre les pendules à l'heure [vous l'avez, ndlr]. C'est-à-dire qu'il y a des sujets sur lesquels les sept candidats, six candidats et une candidate, sur des sujets comme l'emploi, le pouvoir d'achat, peuvent parler de la même manière. Et déjà le retard accumulé par ceux qu'on appelle 'les trois petits candidats' - je m'en excuse auprès de mes deux collègues - c'est quand même beaucoup. J'veux dire, y'a pas que les sujets annexes, [...] il n'y a pas ici des candidats qui ont la parole sur les grands sujets et d'autres qui parleraient de sujets annexes.



Je vous le dis car pendant la campagne, et depuis le démarrage de la campagne, ça a été un peu trop souvent le cas. Et je ne revendique rien, je dis que nous avons autant d'idées à cette tribune que l'ensemble des candidats qui se présentent.

Jean-Luc Bennahmias s'est alors vu rétorquer par le journaliste Gilles Bouleau, l'un des animateurs du débat, que le seul "juge de paix" en la matière était le chronomètre, qui tient un décompte rigoureux des précieuses secondes accordées aux uns et aux autres. "Je ne dis pas ça de manière énervée", s'est-il alors défendu. Mais il a tout de même tenu à intervenir avant même la moitié du débat pour se plaindre.

Du rab sur le Lab

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