En plein débat, Valls se prend pour Montebourg : "Je suis le candidat de la feuille de paie"

Publié à 21h52, le 25 janvier 2017 , Modifié à 22h05, le 25 janvier 2017

En plein débat, Valls se prend pour Montebourg : "Je suis le candidat de la feuille de paie"
Manuel Valls © Capture d'écran TF1

Quand ils ne s'écharpent pas sur le supposé communautarisme de l'un et l'apparente brutalité de l'autre, Benoît Hamon et Manuel Valls aiment beaucoup s'affronter à propos de la notion travail. Cela tombe bien, ce sujet est au cœur des programmes des deux candidats à la primaire de la Belle Alliance Populaire.

Une proposition cristallise les tensions : le revenu universel défendu par Benoît Hamon et auquel Manuel Valls est opposé. Pour l'ancien Premier ministre, en formulant cette proposition, l'ex-ministre de l'Éducation nationale "fait passer un message" qui lui semble "terrible", comme il le formule ce mercredi 25 janvier lors du débat de l'entre-deux tours de la primaire de la BAP.

Manuel Valls se pose comme le candidat du travail. Arnaud Montebourg faisait la même chose en son temps avec un succès électoral somme toute assez relatif. D'ailleurs l'ancien Premier ministre va plus loin et va jusqu'à piquer l'un des slogans du troisième homme du premier tour de la primaire. Il dit :

"

Le coût est exorbitant pour la société. Ça coûterait, évidemment dans le temps long, 300, 400, 450 milliards ? […] Ca se traduit comment ? Ça se traduit  pas plus de dette, par une augmentation de la fiscalité, par une taxation des robots – c'est la proposition que tu fais Benoît - le risque de perdre en attractivité… C'était d'ailleurs rappelé dans un de nos débats par Vincent Peillon, là où il y a le plus de robots, c'est là où il y a le moins de chômage. Moi, je ne veux pas de ça. Je suis le candidat de la feuille de paie et je ne voudrais pas que mon ami Benoît Hamon devienne celui de la feuille d'impôt.

"

On notera le gros coucou adressé à Vincent Peillon et à ses électeurs. On remarquera surtout que Manuel Valls pique littéralement l'un des slogans d'Arnaud Montebourg : "le candidat de la feuille de paie". La preuve ci-dessous : 

Un peu plus loin, l'ancien chef du gouvernement ajoute qu'avant lui, Vincent Peillon et Arnaud Montebourg ont expliqué que "tout ce que propose Benoît Hamon sans augmentation d'impôt est impossible"

De là y voir une quelconque manœuvre politique destinée à capter les électeurs de Vincent Peillon et d'Arnaud Montebourg alors même que ce dernier à appeler à voter pour Benoît Hamon... 

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