"Déclaration solennelle" : opération transparence, sous condition, pour Jean-François Copé

Publié à 11h41, le 03 mars 2014 , Modifié à 12h09, le 03 mars 2014

"Déclaration solennelle" : opération transparence, sous condition, pour Jean-François Copé

Après les révélations du Point, Jean-François Copé a donc décidé de contre-attaquer face à ces accusations en lançant une grande opération transparence. "J’ai décidé de prendre au mot les donneurs de leçons en faisant mien les objectifs de transparence et de démocratie. L’UMP est disposée à mettre à disposition l’intégralité de sa comptabilité", a-t-il ainsi déclaré ce lundi depuis le siège de son parti.

Jean-François Copé promet ainsi la "transparence" sur les éléments comptables de l'UMP, qui seront placés "dans une pièce qui sera scellée par un huissier" et "rouverte" après l'adoption de cette proposition de loi et d'un texte imposant les mêmes obligations aux dirigeants de médias. Une opération transparence *sous condition*.

Le président de l'UMP, qui s'en prend aux médias - parlant de "chasse à l'homme", de "vendetta" et "d'emballement déraisonné" -, qu'il veut soumettre aux mêmes contrôles que ceux des parlementaires, annonce vouloir déposer plusieurs propositions de loi sur ce thème de la transparence du financement des partis politiques. "Elle doit s'imposer en même temps à tous les acteurs de la vie politique de notre pays, et à tous ceux qui bénéficient de larges subventions publiques", insiste le député UMP et maire de Meaux.

Je déposerai sur le bureau de l'Assemblée nationale une proposition de loi très simple et très claire : elle demandera à chaque parti ayant des représentants (...) l'ensemble des documentations comptables de leurs partis et ce depuis 2007.

Dimanche soir, Jean-François Copé avait fait monter le suspens, informant qu’il allait faire une "déclaration solennelle" ce lundi 3 mars dans la matinée. Au Monde, il assurait être prêt à "se battre". « Ceux qui parlent de moi à l'imparfait font une grosse erreur », assurait-il encore.

"L’Affaire Copé", comme le titrait Le Point, révélait des surfacturations pendant la campagne présidentielle de 2012, au profit d'une agence de communication appartenant à des proches du président de l’UMP. En réponse, Jean-François Copé avait annoncé porter plainte contre l’hebdomadaire alors que le député UMP filloniste, Lionel Tardy, assurait que "tout le monde savait".

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