Delphine Batho, candidate à la tête du PS pour "changer le système" de cette "petite mafia politique"

Publié à 05h26, le 15 janvier 2018 , Modifié à 15h05, le 15 janvier 2018

Delphine Batho, candidate à la tête du PS pour "changer le système" de cette "petite mafia politique"
Delphine Batho © JACQUES DEMARTHON / AFP

Ça y est : le Parti socialiste a son candidat antisystème. Sa candidate, même, puisqu'il s'agit de l'ancienne ministre de l'Écologie, virée manu militari en 2013 pour avoir osé publiquement critiquer la baisse du budget alloué à son ministère : Delphine Batho. Cette dernière annonce ce lundi 15 janvier sa candidature au poste de premier secrétaire du PS.

Ce n'est pas cependant pas le système au sens large que Delphine Batho veut changer mais, plus prosaïquement, celui du PS. Ce lundi, dans Le Parisien, elle dénonce la "petite mafia politique" qu'est devenu selon elle le parti à la rose, "avec ses parrains, ses lieutenants, ses exécutants". Et elle annonce :

Je ne peux pas laisser faire ! Je suis candidate pour l'espérance et changer le système. […] Que les choses soient claires, j'irai jusqu'au bout. Les liquidateurs de l'espérance, le verrouillage de l'appareil, ça suffit !

Et Delphine Batho de préciser qu'il faut, "évidemment partir à la reconquête des catégories populaires, des territoires ruraux, de la jeunesse, sans laquelle il n'y a pas d'élan possible pour la gauche".

Elle affrontera – en attendant d'éventuelles autres candidatures – l'ancien ministre Stéphane Le Foll, le patron des députés PS Olivier Faure, le député du Val-de-Marne Luc Carvounas et le député européen Emmanuel Maurel.



[EDIT 15h] Elle s'est fait plein d'amis

En qualifiant le Parti socialiste de "petite mafia politique", Delphine Batho s'est fait plein de nouveaux amis socialistes. Le premier d'entre eux n'est autre que l'actuel coordinateur du PS, le sénateur Rachid Temal. Il tweete :

Etre candidate ne permet pas tout. Propos inacceptables de Delphine Batho : manque de respect pour les militant-es et PS. Etre candidat-e pour diriger le Parti socialiste est un droit. Le respecter ainsi que ses militant-es est un devoir.

Emmanuel Maurel, lui-même candidat pour la tête du PS face à Delphine Batho, entre autres, s'est aussi ému de la déclaration de l'ancienne ministre. L'eurodéputé socialiste tweete :

Les idées plutôt que l'outrance, respect plutôt que règlement de comptes. Vu l'état de notre Parti, c'est le minimum qu'on doit aux camarades.

D'autres cadres du PS ont réagi tout aussi vivement, notamment Sylvie Tolmont, suppléante de Stéphane Le Foll.

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