"Dépression", "délitement" et "hibernation" au sein de La République en marche

Publié à 11h37, le 16 septembre 2017 , Modifié à 11h37, le 16 septembre 2017

"Dépression", "délitement" et "hibernation" au sein de La République en marche
© AFP

Comment le parti du président de la République peut-il exister lorsque tous les ténors sont aux responsabilités ? Comment appuyer l’exécutif tout en conservant une certaine autonomie ? C’est la délicate équation que découvre La République en marche, et que l’UMP/LR et le PS ont bien connu avant le parti d’Emmanuel Macron. Si la recomposition politique a chamboulé de nombreux usages, cette problématique reste la même pour le parti au pouvoir.

Au siège de LREM, où "seuls 20% des cadres et permanents" de la campagne présidentielle "sont restés", selon le député Pierre Person dans les colonnes du Figaro de ce samedi 16 septembre, l’heure est au flottement avant l’élection d’une nouvelle direction. Et alors qu’aucune personnalité ne se démarque pour prendre le leadership du parti créé par et pour Emmanuel Macron.

Ainsi, confie au quotidien Justine Henry, référente locale LREM dans le 18e arrondissement de Paris, l’heure est un peu à la dépression en cette fin d'été :

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La dynamique a laissé place à une forme de dépression collective, à une forme d’hibernation, certains se sont mis en retrait et attendent de voir comment évoluent les choses. La cohésion s’est délitée.

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L’attention des responsables de la majorité a pour l’instant été toute tournée vers les premiers pas du gouvernement et de la nouvelle Assemblée nationale, où les néodéputés LREM ont pour l’instant peiné à prendre leurs marques et ont un peu cafouillé dans leurs nouvelles fonctions. Mais "la direction de LREM promet une montée en puissance à partir de mi-novembre, après le conseil national censé installer le bureau exécutif qui lui-même élira la direction générale et devra régler le problème du leadership", écrit Le Figaro.

"Tout va repartir, je suis confiant. Il faut définir une vision qui est pour le moment en suspens", veut se persuader Pierre Person, alors que le parti, qui a vu ses statuts contestés et son manque de démocratie stigmatisé, mène pour le moment de petites actions pour soutenir les réformes du gouvernement et reçoit désormais chaque lundi un ministre.

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