Des conseillers de Marine Le Pen voulaient faire passer des tests antidrogues aux candidats à la présidentielle

Publié à 06h54, le 16 janvier 2018 , Modifié à 09h36, le 16 janvier 2018

Des conseillers de Marine Le Pen voulaient faire passer des tests antidrogues aux candidats à la présidentielle
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BREF - C'était l'une des fake news visant Emmanuel Macron et abondamment relayée durant la campagne présidentielle : le candidat d'En Marche ! serait un consommateur de stupéfiant et notamment de cocaïne. C'était même censé être l'une des grandes *révélations* des Macron Leaks, ces mails de six responsables d'En Marche ! rendus publics à quelques heures de la fin de campagne officielle du second tour de la présidentielle. 

C'était faux, une fake news. Mais il n'y a pas que du côté des internautes diffuseurs de  fausses informations que l'on voulait alimenter cette histoire de candidat drogué. Lundi 15 janvier, BuzzFeed révèle que des conseillers de Marine Le Pen ont tenté de convaincre des associations de faire passer des tests antidrogues aux différents candidats à la présidentielle. Avec un objectif caché : qu'Emmanuel Macron refuse de s'y soumettre.

BuzzFeed publie ainsi un mail signé "Étienne Aldobrandi", pseudo derrière lequel se cacherait Damien Philippot. "N’étant moi-même membre d’aucune association militant contre la dépendance aux substances psychoactives, je me tourne vers vous pour vous suggérer une action à mener dans les semaines qui viennent. Il s’agirait d’interpeller les différents candidats sur leur usage de telles substances et de leur proposer de se soumettre à un test de détection de ces substances que vous pourriez organiser sous contrôle d’huissier", écrit-il.

Damien Philippot nie avoir écrit un tel message et assure que la boite mail au nom d'"d'Étienne Aldobrandi" serait "utilisée par plusieurs personnes". 

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