Des élus LR racontent la difficulté à faire campagne et tracter pour François Fillon

Publié à 11h27, le 27 mars 2017 , Modifié à 11h27, le 27 mars 2017

Des élus LR racontent la difficulté à faire campagne et tracter pour François Fillon
© AFP

Au plus fort de la crise du "Penelope Gate", quand une grande partie des élus de droite voulait débarquer François Fillon, certains, comme Patrick Balkany, avaient décidé de retirer les affiches du candidat LR de leur ville. Depuis, François Fillon a assis sa candidature et éliminé tout plan B. Mais des élus peinent toujours à s’engager pour un candidat qu’ils voient déjà perdant.

Avec les rebondissements de l’affaire Fillon – les costumes offerts par Robert Bourgi, l’élargissement de la mise en examen au motif de "faux et usage de faux"… - certains élus LR ont bien du mal à faire campagne sur le terrain. Si Nicolas Sarkozy avait imposé le service minimum dans les transports, François Fillon l’a imposé dans sa campagne. Une impossibilité à soutenir leur champion, que reconnait Alain Chrétien, député-maire LR lemairiste de Vesoul. Au Monde ce lundi 27 mars, il raconte :

Dans ma ville, je n’ai vu aucune affiche de Fillon. Nous avons des tracts, mais ils ne sont pas distribués. (…) Il y a un fatalisme qui se mélange à un dégoût. Dans ma ville, il y a une usine Peugeot, je me vois mal défendre les costumes à 6.500 euros. 

Le sarkozyste Renaud Muselier rapporte les mêmes difficultés à vendre le programme du candidat de la droite auprès des électeurs et à passer outre les affaires :

Le tractage, c’est service minimum. Pas la peine de sortir, car on s’en prend plein la figure.

"Une élue sarkozyste raconte que ses militants ne veulent même plus distribuer les tracts ‘ou alors seulement la nuit et en pleine campagne’", raconte encore une élue LR au quotidien du soir.

Reste alors à la jouer un peu perso. Les élus, notamment les députés ou ceux ayant reçus l’investiture pour les législatives, pensent désormais au coup d’après, au scrutin de juin, en espérant qu’une défaite de François Fillon au premier tour de la présidentielle ne provoque pas une trop grande déflagration chez LR. Une déflagration qui pourrait être fatale à leur propre campagne.

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