DIRECT - Attentat en Isère : le live des réactions politiques

Publié à 11h17, le 26 juin 2015 , Modifié à 16h54, le 26 juin 2015

DIRECT - Attentat en Isère : le live des réactions politiques
Vue de l'extérieur de l'usine Air Products, Saint-Quentin-Fallavier, Isère. © Capture d'écran Google Maps et image iTélé

DIRECT - Nouvel attentat en France. Une personne est morte et plusieurs ont été blessées dans un attentat commis ce vendredi 26 juin dans une usine de gaz industriels à Saint-Quentin-Fallavier (nord de l'Isère, sud-est de la France). Un homme, "peut-être deux" d'après François Hollande, est entré dans l'usine et a fait sauter plusieurs bonbonnes de gaz.

Un corps décapité a été retrouvé à proximité de l'usine. L'auteur présumé de cet attentat a été interpellé par les gendarmes et était connu des services de renseignements. Des recherches sont en cours pour vérifier s'il n'était pas accompagné d'un complice.

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# Allocution de François Hollande à l'Élysée


A la sortie du Conseil de défense qui se tenait à l'Élysée, François Hollande a pris la parole pour "tirer les conclusions utiles pour la protection de nos compatriotes". Il dit :

"

Je voulais aussi que sois tiré des conclusions et que nous portions le plan Vigipirate en alerte maximale dans la région Rhône-Alpes pour 3 jours. Nous devons faire en sorte que toutes les vérifications soient effectuées. J'en appelle à la responsabilité de chacun, au sang-froid de chacun.

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Puis, pour justifier cette meilleure protection, le président de la République a évoqué le vote de la loi Renseignement, adoptée mercredi 24 juin. Il dit :

"

Il faut protéger nos concitoyens, et respecter les libertés. C’est d'ailleurs le sens de la loi renseignement.  

"

# Jean-Christophe Cambadélis sur les attentats dans le monde vendredi 26 juin

Le Premier secrétaire du Parti socialiste est le premier responsable politique à évoquer les autres attentats perpétrés en Tunisie et au Koweït. Dans un tweet, il s'interroge sur une éventuelle coïncidence entre les trois attentats.

# Manuel Valls évoque le "terrorisme islamiste"

Depuis la Colombie, le Premier ministre Manuel Valls s'est exprimé. Auprès de l'AFP, il dit :

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Le terrorisme islamiste a frappé une nouvelle fois en France.

"

Comme le précise l'AFP, le Premier ministre écourte son voyage en Amérique du Sud pour rentrer à Paris.

# Cazeneuve donne (au conditionnel) "l'identité du criminel"

Présent sur place, le ministre de l'Intérieur a indiqué que "l'identité du criminel est en cours de précision", avant d'ajouter, au conditionnel :

"

Mais nous savons d'ores et déjà qu'il pourrait s'agir de Yassine Sahli [l'orthographe du nom n'est pas encore vérifiée, ndlr].  Ce personnage avait fait l'objet d'une fiche S en 2006 pour radicalisation qui n'a pas été renouvelée en 2008. Il n'avait aucun casier judiciaire et nous saurons au cours de cette enquête si d'autres éléments le concernant permettent d'avoir des éléments plus précis concernant son profil.

"

Relancé par les journalistes sur l'identité du terroriste présumé, il a également indiqué que celui-ci "résiderait dans la région lyonnaise" (sous couvert d'"ultimes vérifications"), et "aurait été en lien avec la mouvance salafiste" sans pour autant avoir été "identifié comme ayant participé à des activités à caractère terroriste".

# Réaction de Nicolas Sarkozy 

Dans un communiqué de presse, le président de Les Républicains a réagi. Il écrit :

"

Par son message, sa mise en scène macabre et sanglante, le ou les auteurs de cet attentat ont déclaré la guerre non seulement à la République et à la démocratie mais à la civilisation

"

Des termes qu'ils avaient déjà utilisés en janvier, suite aux attentats en demandant aux "hommes civilisés" de "s'unir pour répondre à la barbarie". Fin avril, il avait développé à peu près la même idée ("dans la période de véritable guerre vis à vis d'un certain nombre d'individus prêts à tout contre notre société et notre civilisation") pour soutenir la loi renseignement.

Puis, il a appelé le gouvernement à "faire la lumière" sur les événements. Il écrit :

"

Depuis plusieurs semaines, nous appelons le Gouvernement à prendre toutes les mesures indispensables pour assurer la protection de nos compatriotes, dans la continuité des propositions que nous avions formulées. 



 

Nous demandons donc solennellement au Gouvernement de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de cette attaque et de tirer impérativement toutes les leçons de ce nouvel attentat, en rehaussant notre niveau de vigilance.

"

# François Hollande depuis Bruxelles

Depuis le Conseil européen de Bruxelles, François Hollande s'est exprimé. Il a notamment confirmé la "nature terroriste" de l'attentat :

"

L'intention ne fait pas de doutes. C'est de provoquer une explosion. L’attaque est de nature terroriste [...]. Dans ces moments, il faut avoir une expression de solidarité à l'égard de la victime. Cette solidarité m'a également été adressée au Conseil européen de ce matin. Chacun se souvient de ce qu'il s'est passé dans notre pays. L'émotion ne peut pas être la seule réponse, c'est l'action, la prévention, la dissuasion et donc la nécessité de porter des valeurs, de ne pas céder à la peur, jamais et d'être à la hauteur de toutes les circonstances.    

"

Il précise enfin que le Conseil de défense se tiendra finalement à 15h30 à l'Élysée.

# Conseil de défense à 15h

Un Conseil de défense sera réuni ce vendredi 26 à l'Elysée à 15h, comme l'a annoncé Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, auprès de l'AFP.  Le ministre évoque un "attentat terroriste" et tiendra donc ce conseil aux côtés de François Hollande, de retour de Bruxelles. 

# Hollande écourte son voyage à Bruxelles

Présent à Bruxelles pour un sommet européen, François Hollande va écourter son voyage pour rentrer en France. L'Elysée annonce que le chef de l'Etat sera de retour "en tout début d'après-midi".

# Sur site

La députée PS locale, de la 10e circonscription de l'Isère, Joëlle Huillier, s'est immédiatement rendue sur place pour montrer sa présence et attendre l'arrivée du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Photo à l'appui.

# Et c'est parti

Gilbert Collard a déjà trouvé matière à polémiquer :

On se demande quelle aurait été la réaction du député proche du FN si le ministre de l'Intérieur ne s'était pas rendu sur les lieux d'un attentat terroriste commis sur le sol français.

# "Vigilance renforcée"

Première réaction de Matignon. D'après les services du Premier ministre, Manuel Valls ordonne une "vigilance renforcée" sur tous les sites sensibles de Rhône-Alpes.

# Minute de silence

La ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, est présente au congrès de l'Association des régions de France, à Rouen ; elle annonce une minute de silence "pour les victimes de l'attentat commis ce matin en Isère".

# Pot pourri

Stéphane Ravier, sénateur-maire FN de Marseille, livre son premier sentiment au sujet de cette attaque. Mêlant les attentats islamistes à l'afflux de migrants et aux Français partis faire le djihad en Syrie, il considère que "leur modèle s'effondre en direct sous nos yeux". Sans préciser exactement qui sont ceux visés par ce "leur modèle" dont il se dissocie donc.

# Ciotti évoque la loi Renseignement

Éric Ciotti, député de Les Républicains des Alpes-Maritimes, a lui aussi réagi extrêmement rapidement sur Twitter. Il a d'abord estimé que "cet acte confirme les craintes que nous avions" avant d'affirmer que "ce nouvel attentat confirme l'impérieuse nécessité du projet de loi renseignement", au nom de la "lucidité".

# Cazeneuve sur place

Le ministère de l'Intérieur a rapidement indiqué que Bernard Cazeneuve se rendrait "immédiatement" sur place.

# Le FN et le gouvernement "complice"

Du côté du FN, la première réaction est venue de Sébastien Ausserre. Ancien de l'UMP et des Jeunes de la Droite Pop passé au parti de Marine Le Pen au mois de mai, a immédiatement réagi à l'annonce de l'attentat en accusant le gouvernement, "par son inaction", d'être "complice" :

# Estrosi et la 5e colonne

Premier homme politique à réagir, le député-maire de Nice Les Républicains, Christian Estrosi. A peine l'alerte AFP publiée, il a relancé aussitôt sa vindicte contre la présence d'une "5e colonne" en France. 

>> A lire : - Christian Estrosi brandit immédiatement la mance d'une "d'une 5e colonne en France" 

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