Écarté du parti après des propos polémiques, Mohamed Saou redevient référent LREM du Val d'Oise

Publié à 14h39, le 06 octobre 2017 , Modifié à 13h57, le 26 décembre 2017

Écarté du parti après des propos polémiques, Mohamed Saou redevient référent LREM du Val d'Oise
Mohamed Saou, ancien et nouveau référent LREM du Val d'Oise. © Capture écran Facebook

En avril dernier, Mohamed Saou, professeur d’histoire-géographie de son état, était démis de son poste de référent En Marche ! du Val d’Oise, à la demande d'Emmanuel Macron lui-même. En cause, les divers propos polémiques de ce "marcheur" notamment sur Charlie Hebdo.

Sauf que depuis, de l'eau a coulé et En Marche ! est devenu La République en Marche. Alors forcément, ça change tout pour celui qu'Emmanuel Macron qualifiait de "type bien".

Ainsi, ce vendredi 6 octobre, alors que le parti dévoile la nouvelle liste de ses référents départementaux, oh surprise, qui trouve-t-on pour le Val d'Oise ? Mohamed Saou.

Contacté par le Lab, Arnaud Leroy, porte-parole de LREM, insiste sur le fait que Mohamed Saou n'a pas été écarté du parti mais s'y est "mis en retrait pendant la présidentielle, tout en ayant continué à travaillé avec nous". Il ajoute :

"

Nous n'avons pas voulu tomber dans la chasse à l'homme médiatique. Il y a eu un travail de recherche confié à Jean-Pierre Mignard. On a fait un travail de vérification, d'explication avec lui et Mohamed Saou a été blanchi par la commission d'éthique. On était pas devant quelqu'un qui correspondait aux descriptions faites dans les médias. Son retour est un choix assumé de la direction.

"

Pour rappel, Mohamed Saou a publié, au cours de ces dernières années, plusieurs posts Facebook jugés polémiques. Comme "Je n’ai jamais été et je ne serai jamais Charlie" en septembre 2016. Il a aussi critiqué, en août 2016, la position du Premier ministre de l’époque, Manuel Valls, qui soutenait les maires ayant pris des arrêtés "anti-burkini". Il estimait qu’il était "libre de démissionner" s’il n’était pas d’accord avec les décisions du Conseil d’État. Enfin, en septembre 2015, il a partagé un post Facebook du directeur du CCIF, Marwan Muhammad.

Tant de prises de positions qui ont engendré l'indignation dans les rangs d'En Marche !. Alors, Emmanuel Macron a préféré éteindre le début de feu à deux semaines du premier tour de la présidentielle et l’écarter pour "raisons stratégiques", sans pour autant l'exclure  du parti. Celui qui allait devenir Président se justifiait de la sorte :

"

Il a fait un travail remarquable dans le cadre du mouvement. Il vient de se déporter de sa fonction à ma demande, justement, parce qu’il y avait cette polémique naissante.

"

Visiblement, la polémique a fait son temps.

Du rab sur le Lab

PlusPlus