[EDITO] Le mensonge sur le pseudo-mensonge de Cazeneuve

Publié à 13h06, le 21 juillet 2016 , Modifié à 08h01, le 22 juillet 2016

[EDITO] Le mensonge sur le pseudo-mensonge de Cazeneuve
Bernard Cazeneuve © AFP
Image Olivier Duhamel

Olivier Duhamel

EDITO - Oui, la presse est libre. Évidemment et heureusement. Elle a raison d’enquêter sur l’organisation de la sécurité sur la Promenade des Anglais le 14 juillet.

Oui, les médias exercent une fonction critique. Légitime donc de mettre en cause l’insuffisance des contrôles à l’entrée de ladite Promenade.

Certes, Estrosi veut dégager la responsabilité de la ville. Charger du coup la police nationale, se comprend, même si cette défausse totale ne suscite pas l’adhésion.

Certes, la police nationale se défend. Et rappelle l’implication de la ville dans la mise au point du dispositif de sécurité. Et il faudra que le ministre de l’Intérieur l’exige pour qu’une enquête soit ouverte sur ce point.

Mais l’on ne peut dire, écrire, titrer n’importe quoi. "NICE DES FAILLES ET UN MENSONGE" titre en énorme Libération. Et précise à la même une : "Le ministre de l’Intérieur affirmait que l’accès à la promenade des Anglais était sécurisé par la police nationale. Libération démontre le contraire".

Il suffit de lire les citations pour voir que le "mensonge" n’existe pas. Première citation : "La police nationale était présente, très présente sur la promenade des Anglais". Deuxième citation : "Des véhicules de police rendaient impossible le franchissement de la promenade des Anglais (autrement que) par des trottoirs et de façon très violente". Donc "la police nationale présente… " "Des véhicules de police" à l’entrée. Et effectivement la police nationale était présente sur la promenade, un véhicule de la police municipale à l’entrée. Europe matin a bien relevé cette différence.

Pour conclure : contrôlons les actes de la police et les paroles des ministres. Mais accuser le ministre de l’Intérieur de mensonge, de surcroît sur les conditions d’un carnage atroce, est gravissime. Et donc gravissime que le mensonge soit l’invention d’un mensonge.  

 

 

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