[EDITO] Valls à Berlin : le concours des débilités

Publié à 14h23, le 08 juin 2015 , Modifié à 14h28, le 08 juin 2015

[EDITO] Valls à Berlin : le concours des débilités
ODD ANDERSEN / AFP
Image Olivier Duhamel

Olivier Duhamel

EDITO - Notre éditorialiste analyse la polémique sur le voyage en Falcon de Manuel Valls à Berlin pour la finale de la Ligue des Champions et y voit un concours des débilités.

>>Débile d'y être allé. De ne pas avoir pressenti la polémique. D'avoir quitté les militants socialistes de Poitiers. D'avoir oublié combien Sarkozy avait été allumé pour son aller-retour en jet au Havre. De ne pas avoir anticipé que la droite lui tomberait dessus - et, plus grave, le déchaînement sur les réseaux sociaux.

>>Débile d'en faire une affaire d'État. Tout le monde a le droit d'avoir la passion du foot. Même un Premier ministre. Tout le monde a le droit de s'offrir un moment de détente. Même un Premier ministre. La multiplication des attaques politiques a quelque chose d'excessif.

>> Débiles les défenses successives. Comparer le coût du voyage avec celui des sondages commandés par Sarkozy (Thierry Braillard, secrétaire d'État au sport) : genre "j'ai volé un pot de confiture mais Sarko avait fait bien pire !". Débile aussi de justifier le déplacement par la nécessité d'un entretien avec Platini sur la FIFA : il est à Paris mardi.

>> Débile l'emballement médiapolitique. Le chômage s'aggrave. La corruption ravage la FIFA, et des Français semblent impliqués. Daesh progresse en Irak et en Syrie... Et le voyage à Berlin envahit l'espace politico-médiatique !

Bref, au concours des débilités, difficile de désigner le gagnant.

 

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