Emmanuel Macron confirme qu'il ne gouvernera pas forcément avec Manuel Valls s'il est élu

Publié à 08h59, le 29 mars 2017 , Modifié à 09h26, le 29 mars 2017

Emmanuel Macron confirme qu'il ne gouvernera pas forcément avec Manuel Valls s'il est élu
Emmanuel Macron sur Europe 1, mercredi 29 mars 2017

Surtout, garder une certaine distance. Emmanuel Macron, qui dit vouloir "tourner la page de ce quinquennat", vient de recevoir le soutien de l'un des principaux artisans de ce dernier, en la personne de Manuel Valls. Il lui est donc d'autant plus nécessaire de marquer sa différence d'avec le mandat de François Hollande.

Ainsi le leader d'En Marche ! confirme-t-il, sur Europe 1 mercredi 29 mars quelques instants après que Manuel Valls a annoncé qu'il voterait pour lui dès le premier tour (et pas pour Benoît Hamon), que ce soutien ne l'engage pas plus que cela. "Je pense que c'est un soutien - d'abord je l'en remercie, a d'abord commenté Emmanuel Macron. Je pense que ça traduit ce que j'avais indiqué il y a plusieurs mois, c'est-à-dire que les primaires [sic] n'étaient pas en situation de rassembler l'ensemble de la gauche et cela traduit le fait que les sociaux-démocrates et les femmes et les hommes de gauche responsables sont prêts à s'inscrire dans une démarche qui est la mienne."

Avant de préciser :

- Emmanuel Macron : Pour ce qui est de la démarche et de ce que j'entends conduire, je l'ai dit : je serai le garant du renouvellement des visages, du renouvellement des pratiques...



- Journaliste : Ça veut dire que vous ne gouvernerez pas forcément avec lui si vous êtes élu ?



- Emmanuel Macron : Vous l'avez compris.

Un échange à revoir dans cette vidéo :



Ou comment laisser l'autre se rapprocher, mais pas trop près quand même. Déjà la veille, l'ancien ministre de l'Économie avait fait acte d'autorité envers son ex-patron et Premier ministre, disant vouloir rester "le maître des horloges", soulignant clairement que soutien ne vaudrait pas automatiquement récompense.

De son côté, Manuel Valls a mis fin ce mercredi au faux suspense quant à l'identité du candidat qui emportera son vote au soir du 23 avril, sans pour autant se montrer inconditionnel d'Emmanuel Macron. "Oui", il "votera" bien pour lui "car il ne faut prendre aucun risque pour la République", a-t-il dit avant de prendre soin de préciser :

Je prends mes responsabilités. (...) Je n'ai rien à négocier. Ce n'est pas un ralliement, c'est le choix de la raison.

#

[BONUS TRACK]

Et Laurence Haïm, ancienne journaliste et porte-parole d'Emmanuel Macron, a tweeté un peu trop vite à ce sujet, mettant dans la bouche de son champion les mots du journaliste, forçant ainsi le trait d'une réponse pourtant déjà assez claire. Un message rapidement supprimé mais dont voici une capture d'écran :

Du rab sur le Lab

PlusPlus