Pour Emmanuel Macron, Marine Le Pen est un "mensonge sur pattes"

Publié à 21h01, le 13 mars 2017 , Modifié à 21h03, le 13 mars 2017

Pour Emmanuel Macron, Marine Le Pen est un "mensonge sur pattes"
Emmanuel Macron © Capture d'écran TMC

Emmanuel Macron est la cible préférée de Marine Le Pen, et ce n'est pas seulement parce que l'ancien ministre de l'Économie fait figure de favori pour accéder, face à la présidente du Front national, au second tour de l'élection présidentielle. C'est aussi parce que le candidat d'En Marche ! représente à peu près tout ce que la frontiste exècre et combat.

Emmanuel Macron ne cherche pas à convaincre Marine Le Pen. Invité de Quotidien ce lundi 13 mars, l'ancien ministre de l'Économie essaye en revanche de séduire ceux qui sont tentés par le vote FN à l'occasion de la prochaine élection présidentielle. Son angle d'attaque ? Dénoncer le protectionnisme défendu par la candidate FN. Il dit :

 

Elle va créer du chômage. […] Marine Le Pen c'est un mensonge sur pattes parce que ce qu'elle propose c'est : 'nous on va sortir de la mondialisation mais tous les autres sont des imbéciles, ils vont continuer à acheter français, les autres pays vont continuer à acheter français'.  

Et Emmanuel Macron de prendre l'exemple des agriculteurs, et plus particulièrement des producteurs de lait. "Quand elle va voir des agriculteurs et leur dit 'moi je vais sortir de la PAC, sortir de l'euro, sortir de l'Europe. C'est super, ça peut en rassurer certains. Mais nos agriculteurs, ils vendent à qui ? Selon les filières, ils exportent entre 40, 50, 60%. […] Vous pensez que les pays auxquels on va dire : 'nous c'est fini hein, on a une PAC française, vous n'importez plus vos denrées. Vos yaourts, votre lait, vos viandes, etc. on ne veut plus les voir', vous pensez qu'ils vont acheter notre lait ?" interroge-t-il.

Emmanuel Macron en profite pour dérouler sa défense de la mondialisation et donc de l'Europe, une Europe qu'il veut voir fonctionner mais qui, jure-t-il, "nous protège".

De son côté, Marine Le Pen défend ce qu'elle appelle "un protectionnisme intelligent" qui se compose, entre autre, d'une contribution sociale sur les importations de 3%, d'un refus des traités de libre-échange et d'une taxation jusqu'à 35 % des biens produits par des entreprises ayant délocalisé hors de France.

 

 

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