Emmanuel Macron multiplie (encore) les propos équivoques sur sa possible candidature en 2017

Publié à 21h19, le 28 juin 2016 , Modifié à 21h23, le 28 juin 2016

Emmanuel Macron multiplie (encore) les propos équivoques sur sa possible candidature en 2017
Emmanuel Macron s'entraînant à saluer chaleureusement les électeurs potentiels dans la rue © AFP

MOI CANDIDAT (OU PRESQUE) - Cela fait des mois que ça dure. Mais c'était tout particulièrement visible mardi 28 juin au soir, lors d'une réunion du Club Bourbon. Emmanuel Macron a répondu à l'invitation de ce collectif d'utilisateurs de Twitter qui invite régulièrement des hommes et des femmes politiques à débattre. L'occasion pour lui, une nouvelle fois, d'entretenir savamment le flou sur ses véritables intentions.

Sera-t-il candidat à la présidentielle ou se rangera-t-il finalement derrière François Hollande ? Il a en tout cas démenti être en service commandé par le chef de l'État pour "aspirer" des voix venues de la droite du PS et se rallier au dernier moment. "Sinon j'aurais été son directeur de campagne", a-t-il expliqué :

Ce qui implique que sa démarche est bien personnelle... Il l'a d'ailleurs presque avoué clairement. Au sujet de son mouvement En Marche et de sa candidature, il a ainsi déclaré selon un journaliste de France Culture :

"

Si ça prend et [si] ça correspond à ce dont le pays a besoin, alors les choses peuvent advenir.

 

"

Une phrase relayée presque dans les mêmes termes par une journaliste de LCP :

Plutôt limpide. À compléter avec le fait que la prochaine présidentielle ne "l'intéresse" qu'à la condition de pouvoir "agir". Hors de question, donc, d'être spectateur :

Cela ne se fera en tout cas pas dans le cadre de la primaire de "la belle alliance populaire", à laquelle François Hollande et les autres prétendants socialistes devront vraisemblablement se plier fin janvier 2017. Le ministre de l'Économie a dit tout le mal qu'il pense de ce mécanisme de sélection pré-présidentielle, qui se résume selon lui à une tentative de "ne pas perdre contre Marine Le Pen" :

Le tout mis bout à bout, on le sent bien chaud, prêt à sortir du bois si la mayonnaise "prend". Quitte à y aller contre François Hollande ?



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