Emmanuel Macron ne veut "surtout pas se mêler" de la passe d’armes entre Valls et Mélenchon

Publié à 10h27, le 15 octobre 2017 , Modifié à 10h30, le 15 octobre 2017

Emmanuel Macron ne veut "surtout pas se mêler" de la passe d’armes entre Valls et Mélenchon
© Farouk Batiche / AFP

Manuel Valls est pourtant sur le devant de la scène médiatique depuis début octobre. Sa violente passe d’armes avec Jean-Luc Mélenchon a provoqué une vive polémique, feuilletonnée et largement relayée. Esseulé au sein de la majorité, l’ancien Premier ministre ne pourra pas non plus compter sur un soutien présidentiel. Voici ce qu’a déclaré Emmanuel Macron devant quelques proches, selon un confidentiel du JDD ce 15 octobre :

 

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Il ne faut surtout pas s’en mêler. Il faut les laisser s’expliquer entre eux.

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Pas de soutien public, donc. Le chef de l’État reste au-dessus de la mêlée. Ce qui ne signifie pas pour autant qu’il laisse Manuel Valls complètement livré à lui-même.

Car on apprend qu’Emmanuel Macron a "accepté de l’emmener dans son avion au Salon du livre de Francfort". Le député de l’Essonne a dû annuler en raison d’un "problème d’agenda". Mais face à Jean-Luc Mélenchon, les querelles du passé entre ces deux ex-trublions de la gauche semblent oubliées.

Selon Le Canard Enchaîné du 11 octobre, le chef de la France insoumise aurait lancé, entre autres insultes et amabilités échangées entre les deux hommes 8 jours plus tôt, avant une réunion de la mission parlementaire sur la Nouvelle-Calédonie : "Moi, je ne m’assieds pas à côté de ce nazi." Une insulte démentie par l’intéressé, mais confirmée par Manuel Valls.

Avant cela, le 3 octobre, Manuel Valls assurait sur RTL que la France insoumise porte "un discours islamo-gauchiste". Puis Jean-Luc Mélenchon a démissionné avec fracas de la mission parlementaire sur la Nouvelle-Calédonie, dont l'ancien Premier ministre, aujourd'hui soutien d'Emmanuel Macron, a été désigné président. Manuel Valls a qualifié le "texte" de démission de Jean-Luc Mélenchon d'"ignoble et outrancier". Jean-Luc Mélenchon a alors commenté : "La bande à Valls est totalement intégrée à la fachosphère et à sa propagande". C'est alors que Manuel Valls a récupéré l'expression pour remercier ses soutiens avec le hashtag #JeSuisLaBandeDeValls.

Depuis, Manuel Valls en a remis une couche en déclarant que "l’antisémitisme" est le lien entre la France insoumise et Alain Soral.

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