Affaire Fillon : Emmanuel Macron promeut la tolérance zéro oui, mais "pour tout le monde"

Publié à 13h44, le 01 mars 2017 , Modifié à 13h48, le 01 mars 2017

Affaire Fillon : Emmanuel Macron promeut la tolérance zéro oui, mais "pour tout le monde"
© Capture LCI

François Fillon a annoncé ce mercredi 1er mars qu'il ne renoncera pas à se présenter à l'élection présidentielle et ce, même s'il est mis en examen comme cela semble prévu, le 15 mars prochain.

Au même moment, Emmanuel Macron  réagit. Depuis le Salon de l'agriculture, le candidat En marche ! évoque ce choix filloniste. S'il refuse de se prononcer sur le fonds de l'affaire, il s'en prend à l'attitude de l'ancien Premier ministre – et également à Marine Le Pen. Revenant sur cette idée partagée par François Fillon et Marine Le Pen selon laquelle il ne faudrait pas que les juges mènent des enquêtes visant des politiques durant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron lance :

Si certaines ou certains proposent une trêve, elle doit alors s'appliquer à tous les crimes et délits. Donc ils l'expliquent à tous les Français. Si Marine Le Pen et François Fillon proposent aujourd'hui une trêve judiciaire, je comprends donc qu'il la propose pour les délinquants, pour les criminels, parce qu'on ne saurait la réserver qu'aux délinquants en cols blancs ou à la classe politique. […] Je ne suis pas favorable à une trêve parce que je suis pour la tolérance zéro mais pour tout le monde. On ne peut pas être favorable à la tolérance zéro simplement quand elle concerne les autres ou quelques-uns.

 

Emmanuel Macron se dit pour sa part "favorable à ce que nos institutions fonctionnent normalement, à ce que la justice puisse faire son travail normalement". Mais la trêve ? Merci mais non merci.

En sus, le candidat à la présidentielle dénonce de manière indirecte l'attitude de François Fillon qui, refusant de se retirer malgré sa prochaine mise en examen, a précisé remettre son destin dans les mains du suffrage universel. "Les Français seront juges mais ne donnons pas au vote démocratique le rôle d'une absolution", assène l'ex-ministre de l'Économie.

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