Emmanuel Macron reconnaît avoir remis en cause le statut de la fonction publique et accuse la journaliste

Publié à 21h01, le 23 septembre 2015 , Modifié à 21h07, le 23 septembre 2015

Emmanuel Macron reconnaît avoir remis en cause le statut de la fonction publique et accuse la journaliste
Montage Le Lab © Captures d'écran Canal Plus

OUI, MAIS - Oui, Emmanuel Macron a bien prononcé ses mots concernant le statut "plus adéquat" de la fonction publique. Mais cela était dans un propos "plus complexe" selon lui. C'est en substance ce qu'il explique face aux caméras du Petit Journal ce 23 septembre. Avant d'accuser la journaliste de Challenges qui a révélé l'affaire d'un manque de déontologie.

Reprenons, le 18 septembre, Emmanuel Macron s'exprime dans le cadre d'une réunion du think-tank "En Temps réel" et estime que le statut de la fonction publique n'est "plus adéquat". Des propos qu'il confirme tout en expliquant qu'ils entraient dans un cadre global. Il dit :

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Non, je l'ai dit dans un ensemble qui était plus complexe. Il n'y a ni boulette, ni ballon d'essai. J'ai contribué à une réflexion dans un cadre donné et une de vos collègues a pensé qu'il était utile au débat collectif de sortir la phrase de son contexte et de la propulser pour lui faire prendre d'autres couleurs. Elle a fait preuve d'un manque de déontologie.

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Une affirmation contre-balancée par les propos de la rédactrice en chef de Challenges qui a sorti l'information. Elle explique :

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On était une centaine, dont des journalistes et moi je pose une question en me présentant. Donc le ministre sait à qui il parle et à aucun moment il n'a été précisé que c'était off. Et de toute façon, avec cent personnes, on sait que le soi-disant off n'existe pas. Quand on est ministre, on doit assumer ses propos. 

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Interrogé sur la forte probabilité de voir ses propos sortir dans la presse, Emmanuel Macron rétorque :

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Je ne m'y habitue pas et je n'ai peut-être pas envie de m'y habituer.

"

Une déclaration pas si éloignée de ce qu'il avait dit à son entourage au début de la polémique expliquant nager "en plein délire"

Une séquence à retrouver ci-dessous :



Depuis la polémique, de nombreux responsables socialistes se sont exprimés. Entre le soutien de Bruno Le Roux, le "ras-le-bol" de Marine Aubry et les conseils de Marylise Lebranchu, Emmanuel Macron saura reconnaître ses soutiens au sein de la gauche française. 





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