Emmanuelle Cosse ne veut pas choisir entre le "hollandisme mou de Placé" et "la volonté de casser la gauche" de Duflot

Publié à 16h17, le 25 septembre 2015 , Modifié à 16h29, le 25 septembre 2015

Emmanuelle Cosse ne veut pas choisir entre le "hollandisme mou de Placé" et "la volonté de casser la gauche" de Duflot
© AFP

NI LUI, NI ELLE - Elle se dit "dépassée" à l'idée de créer un Podemos au niveau européen. Par contre, elle sait ce qu'elle veut pour son parti. Dans un long portrait dans M, le magazine du Monde du 25 septembre, Emmanuelle Cosse se confie quant à ses ambitions personnelles et sa vision de la crise que subit actuellement Europe Écologie - Les Verts. Élue au poste de secrétaire nationale du parti avec le soutien de Cécile Duflot en 2013, elle refuse cependant d'y voir une quelconque inclinaison politique.

Interrogée sur les deux lignes politiques qui traversent son parti, incarnées par Jean-Vincent Placé et Cécile Duflot, elle dit :

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Je ne veux pas choisir entre le hollandisme mou à la Placé et la volonté de casser la gauche comme Cécile [Duflot]. Je n'ai besoin d'aucun mentor, ni de Jean-Vincent, ni de Cécile. Ça les dérange, mais c'est la vie. Je milite depuis l'âge de 17 ans, je ne suis la créature de personne.

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Candidate aux régionales en Île-de-France sous la bannière EELV, Emmanuelle Cosse cherche à imposer sa ligne. Quitte à en désarçonner certains qui, tout au long de l'article, soulignent "la contradiction" de la secrétaire nationale du parti, comme Noël Mamère. 

D'ailleurs, comme un signe, Emmanuelle Cosse a décidé de partir seule aux régionales en Île-de-France (après un vote militant), sans accord avec le Front de gauche, ni avec le Parti socialiste. 

Mais visiblement, l'ancienne d'Act-up ne compte pas rester infiniment à la tête du "job le plus pourri de la politique" comme le définit Jérôme Guedj. Interrogée sur ses voeux futurs, elle dit :

 

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Je ne finirai pas ma vie à la tête d'un parti politique.

"




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