Attentat à Nice : le jour d'après

Publié à 06h37, le 15 juillet 2016 , Modifié à 08h04, le 16 juillet 2016

Attentat à Nice : le jour d'après
© ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

Un attentat perpétré à Nice a fait au moins 84 morts, jeudi 14 juillet, jour de la Fête nationale, "symbole de la liberté, parce que les droits de l'Homme sont niés par les fanatiques, et que la France est forcément leur cible", selon les mots de François Hollande, dans la nuit.

Quelques minutes après l'attaque terroriste sur la Promenade des Anglais, de nombreux politiques ont réagi, faisant part de leur vive émotion et affichant leur solidarité avec les Niçois, frappés.

>> Ce live a été actualisé au fur et à mesure de la journée du 15 juillet 2016. il présente désormais le film des événements politiques au lendemain de l'attentat de Nice. 

#"On avait supprimé 13.000 postes avant 2012"

Si Manuel Valls et Bernard Cazeneuve n'ont manifestement pas coordonné leurs éléments de langage sur le profil du tueur de Nice, les deux hommes sont totalement raccord pour réfuter toute faille dans les politiques de sécurité mise en place. Et pour sous-entendre que la droite s'est montrée inconséquente en supprimant des postes de policiers et d'officiers de renseignement quand elle était au pouvoir.

Sur France 2, le Premier ministre a ainsi expliqué que la gauche avait redonné des moyens aux forces de l'ordre :

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Alors qu’on avait supprimé 13.000 postes avant 2012, nous leur avons donné les moyens, et nous continuons de donner les moyens aux services de renseignement.

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Bernard Cazeneuve est sur la même longueur d'onde. Sur TF1, le ministre de l'Intérieur explique en substance que la gauche a hérité d'un secteur sinistré, qu'elle a tenté de remettre en ordre de marche :

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Si nous avons autant augmenté les services de la police, de la gendarmerie, du renseignement, c’est parce que nous avons perçu dès le début du quinquennat qu’il y avait un décalage entre le niveau de la menace qui se présentait à nous et le niveau des moyens juridiques, législatifs, humains, matériels dont étaient dotés les forces de l’ordre.

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Le président de la République François Hollande avait tenu le même discours plus tôt dans la journée, en regrettant les "dégradations" d'effectifs ayant eu lieu avant son arrivée aux affaires : 

 

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J’ai avec le Premier ministre, depuis plusieurs mois, pris les décisions qui étaient nécessaires pour renforcer les effectifs qui hélas avaient été parfois dégradés dans le passé.

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Nicolas Sarkozy et François Fillon apprécieront.

#"Juppé n'est plus un homme d'État"

Pour le député PS Sébastien Pietrasanta, rapporteur de la commission d'enquête sur les attentats de 2015, Alain Juppé s'est décrédibilisé en estimant que l'attentat de Nice était évitable. Il s'en explique dans une interviewaccordée au Dauphiné libéré :

 

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Alain Juppé, après cette phrase scandaleuse, n’est plus un homme d’État. C’est de la récupération, de la petite politique politicienne, pas digne d’un homme d’État.

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Le député PS estime qu'il n'existe pas de moyens d'éviter certaines attaques terroristes :

 

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Quelle mesure aurait pu empêcher cet attentat ? Moi, j’ai la modestie de dire que, parmi les 40 propositions que nous avons faites avec notre commission d’enquête, aucune n’aurait empêché cet acte terroriste. Tous ceux qui ont travaillé sur ces questions le savent, et dire le contraire, c’est mentir : il n’y a pas de risque zéro. Ce qui s’est passé à Nice est quasiment imparable pour les services de renseignements

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Pour rappel, Alain Juppé a jugé ce vendredi 15 juillet que "si tous les moyens avaient été pris, le drame n'aurait pas eu lieu".

#"Sans doute lié à l'islamisme radical"

Invité du 20 heures de France 2, Manuel Valls revient sur le profil de l'auteur de l'attaque de Nice. Il accrédite l'hypothèse d'un attentat commis pour le compte de Daech :

 

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C'est un terroriste sans doute lié à l'islamisme radical, d'une manière ou d'une autre.

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Sur les critiquées essuyées par le gouvernement concernant la sécurisation de la ville de Nice, Manuel Valls choisit la contre-attaque à l'égard de l'opposition, comme François Hollande plus tôt dans la journée :

 

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Alors qu'on avait supprimé 13.000 postes avant 2012, nous avons donné les moyens aux forces de sécurité.

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#Tout le gouvernement à l'Élysée

François Hollande annonce dans un communiqué à l'AFP qu'il réunira samedi 16 juillet "à l'issue du Conseil restreint de sécurité et de défense les ministres et les secrétaires d'Etat" à l'Elysée.

#Fillon suspend sa campagne

Sur son site de campagne, François Fillon appelle à l'union nationale et annonce suspendre sa campagne jusqu'à lundi : 

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Le Président de la République a décrété trois jours de deuil national. Nous les respecterons. Je vous demande de suspendre notre campagne jusqu’à lundi soir, par respect pour les victimes et pour montrer que nous sommes un pays uni et fraternel.

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L'ex-Premier ministre déclare par ailleurs qu'il participera au débat à l'Assemblée nationale sur la prorogation de l'État d'urgence.

Geoffroy Didier a annoncé plus tôt dans la journée suspendre lui aussi sa campagne (voir plus bas).

#Pendant ce temps...

Le 7 janvier 2015, Patrick Balkany s'attirait une montagne de moqueries pour ce tweet annonçant l'annulation de la Galette des rois de Levallois-Perret, posté en fin de journée après la tuerie à Charlie Hebdo.

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Le lendemain, le député-maire LR fermait son compte Twitter, excédé par les "insultes" qui lui avaient été adressées. Ce vendredi 15 juillet, au lendemain de l'attentat de Nice, son épouse Isabelle Balkany a donc une pensée pour ce moment et la tweete (en référence à un message de Gérald Darmanin prévenant de l'annulation du feu d'artifice de sa ville, Tourcoing) :

#Sarkozy à Nice

Selon plusieurs médias, Nicolas Sarkozy vient d'arriver à Nice où il assiste actuellement à une messe dans la cathédrale Sainte-Réparate, en compagnie notamment des élus LR Christian Estrosi et Éric Ciotti.

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#Des renforts dans les stations balnéaires SVP

Pour le député-maire Les Républicains (LR) du Touquet Daniel Fasquelle, il faut renforcer la protection des stations balnéaires, car "les terroristes visent désormais des sites touristiques français". L'élu regrette que les renforts policiers prévus pour la saison estivales ne soient pas encore arrivés dans la ville du Pas-du-Calais :

 

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Au Touquet, le député-maire déplore que les renforts saisonniers ne soient toujours pas arrivés dans la station. C’est pourquoi il demande, après avoir rencontré ce matin le Procureur de la République et le responsable du Commissariat, que des mesures fortes et urgentes soient prises pour tenir compte de la réalité et de l’importance de la menace terroriste. 

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L'année dernière, l'État islamique a revendiqué l'attentat commis le 26 juin 2015 à Sousse, en Tunisie, sur une plage très touristique. L'attaque a fait 39 morts.

#"La France debout et rassemblée"

Le bureau de Jacques Chirac a transmis à l'AFP un communiqué dans lequel l'ancien chef de l'État et son épouse, Bernadette Chirac, expriment "leur émotion et leur solidarité face à l'horreur indicible" qui a frappé Nice. Ils en appellent aussi à l'unité et à "l'esprit de justice" de la Nation :

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Le Président Chirac et son épouse Bernadette Chirac, profondément engagée auprès des Niçois à travers l'Institut Claude Pompidou, tiennent à exprimer à tous les habitants de la ville de Nice leur émotion et leur solidarité face à l'horreur indicible qui vient de les frapper. Ils présentent aux familles des victimes et à leurs proches leurs plus sincères condoléances. Ils adressent aux blessés, si nombreux, leurs vœux de prompt rétablissement. De tout leur cœur, ils s'associent au deuil de la Nation.



Dans cette guerre contre la barbarie où la liberté, le droit, les valeurs humanistes et démocratiques sont en jeu, la France doit, plus que jamais, se tenir debout et rassemblée. C'est par l'affirmation, sans faille, de l'autorité et de l'esprit de justice qu'une fois de plus dans son histoire notre pays saura faire triompher les idéaux sur lesquels il s'est bâti.

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#"Rien à voir"

Le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, est revenu sur le passé judiciaire de l'auteur de l'attaque, un Tunisien de 31 ans qui habitait Nice. L'homme était connu des services de police et de la Justice pour des faits de violence, mais n'était pas fiché pour radicalisation et ni identifié par les services de renseignement. Jean-Jacques Urvoas a expliqué que les "faits de violences avec armes" pour lesquels il avait été condamné n'avaient "rien à voir", dans leur dimension, avec l'acte terroriste de jeudi :

 

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Cet individu a connu plusieurs procédures mais n'a été condamné que pour un seul fait, au mois de mai de cette année. Il a été placé sous contrôle judiciaire et il était poursuivi sur des faites de violences avec arme. [...] Il s'agissait d'une altercation sur la voie publique entre deux automobilistes, dont lui, l'arme en question étant une palette de bois qu'il avait lancée sur son interlocuteur, ce qui lui a valu une peine avec sursis puisqu'il n'avait jamais été condamné. [...] On le voit bien, ce sont des faits qui n'ont rien à voir, dans leur densité, leur gravité et leur qualification pénale, avec ce qui lui est aujourd'hui potentiellement reproché.

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#Bureau national exceptionnel du PS

Le Parti socialiste annonce dans un communiqué qu'il organisera un rassemblement de solidarité lundi 18 juillet à 12h, au siège du PS. Aura lieu ensuite un bureau national extraordinaire, auquel a été convié le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.

#Retour

Ségolène Royal interrompt une visite en Corse après l'attentat de Nice. La ministre de l'Environnement doit être de retour à Paris dans l'après-midi.   

 

#Suspension

Geoffroy Didier, candidat à la primaire de la droite, décide de suspendre sa campagne et annule ses déplacement des trois prochains jours après l'attentat de Nice.

 

#François Hollande arrive sur place 

Un peu avant 12h30, François Hollande est arrivé à Nice. Il est accompagné de Manuel Valls. Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur était lui déjà sur place. Le chef de l'Etat doit assister à un briefing au Centre opérationnel départemental (COD) des Alpes-Maritimes, avant de se rendre au Centre hospitalier universitaire Pasteur puis de faire une halte dans des locaux préfectoraux pour rencontrer les services de sécurité et de secours intervenus lors de l'attentat. 

#Vade retro division

Sur Facebook, François Bayrou relaye son intervention faite sur France Bleu Béarn. Il y lance un appel à l'unité : "C’est dans la responsabilité d’un pays qui sait qui il est et où il va que l’on trouvera les débuts de réponse à nos questions. Le sentiment d’unité est le plus important dans ces drames. J’ai toujours été et je suis partisan que l’on manifeste par tous les signes possibles que devant ces risques, s’effacent les divisions dans le pays." Contrairement à une bonne partie de la droite et de l'extrême droite, qui ont lancé les hostilités contre le gouvernement (certains refusant d'emblée toute idée d'union nationale), le maire de Pau enjoint les responsables politiques à "écarter le démon de la division" :

 

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Nous avons tous comme citoyens - membres de la majorité, de l'opposition, élus locaux, pères ou mères de famille - une responsabilité. Cette responsabilité doit nous pousser à nous unir et non à nous diviser. Écartons le démon de la division, cela nous affaiblirait encore un peu plus. Ce dont nous avons besoin, c’est de force et de détermination. Une force et une détermination implacables.

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#Bureau politique extraordinaire

Nicolas Sarkozy réunira un bureau politique extraordinaire lundi 18 juillet à 12h, au siège des Républicains, annonce le parti dans un communiqué.

#Avec des si

Alain Juppé en est persuadé : l'attentat perpétré à Nice jeudi 14 juillet et qui a coûté la vie à au moins 84 personnes aurait pu être évité. C'est ce que le maire de Bordeaux, également candidat à la primaire de la droite, affirme ce vendredi, sur RTL.

 

#Florian Philippot dénonce "la politique de complaisance" avec "toute cette nébuleuse radicale, salafiste, islamiste" 

Sur France Info, le vice-président du FN dénonce le "laxisme" du gouvernement. Réagissant à l'intervention de Manuel Valls, il explique :

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Ces discours, on les a déjà entendus. Evidemment que le deuil national s'impose. Evidemment qu'il faut de la fermeté dans les discours mais il faut surtout maintenant passer à l'action. On ne peut plus se permettre du tout d'attendre. Il y a eu un véritable gâchis depuis maintenant un an et demi.

Ça veut dire qu'il faut arrêter la politique de la complaisance avec l'UOIF, de la complaisance avec les frères musulmans, de la complaisance avec toute cette nébuleuse radicale, salafiste, islamiste qui a provoqué déjà au moins déjà 250 morts en France depuis un an et demi. Il faut que l'on se rende compte de la gravité de l'enjeu et qu'on agisse. La politique est extrêmement laxiste et donc complaisante avec le fondamentalisme islamiste.

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#"L'esprit du 14 juillet"

Manuel Valls s'exprime en sortie du conseil de défense. Le Premier ministre rappelle qu'il a déjà eu "l'occasion de dire que malheureusement nous pouvions connaitre de tels événements et qu'il y aurait de nouvelles victimes innocentes".

Appelant les Français à ne pas se laisser aller à la peur et à la panique, le chef du gouvernement lance :

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La France a été frappée une nouvelle fois, dans sa chair, un 14 juillet, jour de notre fête nationale. On a voulu atteindre l'unité de la nation française. Alors la seule réponse digne, responsable, de la France sera celle qui restera fidèle à l'esprit du 14 juillet, c'est-à-dire celui d'une France unie et rassemblée autour de ses valeurs. Et nous ferons bloc. C'est la seule exigence qui vaille aujourd'hui. 

 

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#Deuil national


Le président de la République a décidé de décréter trois jours de deuil national après l'attaque terroriste de Nice, pour les 16, 17 et 18 juillet, annonce Manuel Valls en sortie du conseil restreint de sécurité et de défense, organisé vendredi matin à l'Élysée.

 

#"Affligé"

Le président de la commission européenne Jean-Claude Juncker s'est dit "profondément choqué, attristé, affligé" par cet attentat "lâche et barbare". Il s'est exprimé depuis Oulan-Bator (Mongolie) où se tient le 11e sommet Europe-Asie : 

 

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Une fois de plus, tant de rêves détruits, tant de plans de vie avortés, tant de biographies cassées. On en est à se demander quand ça va s'arrêter. [...] Nous nous sentons en profonde harmonie et sympathie avec les Niçois, avec la ville de Nice, où beaucoup d'Européens se rendent pour se reposer, pour vivre leurs vies. Nous sommes en harmonie profonde avec le peuple de France.

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#Conseil de défense

François Hollande réunissait à 9h le Conseil restreint de sécurité et de défense.

Le Président se rendra ensuite à Nice avec le Premier ministre Manuel Valls.

#L'état d'urgence ne suffit pas

Sur Europe1, François Fillon fait part de son effroi après l'attentat de Nice.

Il explique surtout que, selon lui, l'état d’urgence n'est pas suffisant pour garantir la sécurité des Français. "Tant que nous mènerons ces combats contre le totalitarisme islamique, on sera en état d'urgence. Et je pense même que ça ne suffit pas et qu'il faut utiliser tous les instruments de notre droit, et en particulier de notre Code pénal pour prévenir au maximum des attentats comme celui qui vient d'être commis", commente l'ancien Premier ministre et candidat à la primaire de la droite.

 

#Raffarin s'en remet à Dieu

C'est la première réaction de Jean-Pierre Raffarin à l'attentat de Nice. L'ancien Premier ministre et sénateur de la Vienne, dont on sait qu'il est un fervent chrétien, tweet simplement ce passage du "Notre Père" :

#Écoutez-nous !

Le député LR Georges Fenech, président de la Commission d'enquête parlementaire sur les attentats, reproche à l'Etat de ne l'avoir pas assez écouté. Il met en cause l'efficacité de l'état d'urgence et de l'opération Sentinelle, alors que François Hollande a décidé de prolonger l'état d'urgence de trois mois et de maintenir l'opération Sentinelle.

#"État d'urgence permanent"

Le député (Radical) Olivier Falorni se dit favorable à la reconduction de l'état d'urgence pour trois mois. Mais surtout à ce qu'il devienne "un état permanent" et non plus "d'exception". Et ce, "tant que nous aurons une guerre à mener". Le député LR Éric Ciotti a également plaidé pour la mise en place d'un "état d'urgence permanent parce que la menace, elle est permanente, elle est maximale".

#Message d'Outre-Rhin

Angela Merkel a exprimé sa solidarité avec la France dans la lutte contre le terrorisme. La chancelière allemande s'est exprimée à Oulan-Bator, en marge du 11e sommet Europe-Asie (Asem) :

 

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L'Allemagne est aux côtés de la France dans la lutte contre le terrorisme. Les mots suffisent à peine pour dire ce qui nous unit à nos amis français. Nous sommes tous unis dans la stupeur après cette attaque meurtrière à Nice.

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#"Absurdes assassins"

Sur Facebook, Jean-Luc Mélenchon réagit longuement à l'attaque terroriste perpétrée à Nice. Le candidat à l'élection présidentielle rend hommage aux victimes et vise les " absurdes assassins", "les cris et la mort". "Maudit soit-il !", dit-il. Il ajoute :

 

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Vivons profondément ce partage de la souffrance. Car avec lui nous vérifions que nous sommes restés humains dans ce monde qui l’est souvent si peu. Et nous entretenons ce qui manquait au misérable lâche dans ce camion. Le sentiment que les autres sont nos semblables et que rien ne peut leur arriver sans que nous soyons concernés.

"

 

#Moyens humains

Sur France Info, l'eurodéputé EELV Yannick Jadot martèle qu'il faut "plus de femmes et d'hommes pour organiser notre sécurité". Il ajoute :

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Nice qui se voulait un exemple de la vidéosurveillance et, au fond, où on remplace les hommes par des systèmes informatiques, par des machines, ça ne marche pas non plus. Il faut de la présence humaine.

 

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#Cicatrice

Présent sur place toute la nuit, Christian Estrosi a témoigné sur France Info ce matin. L'ancien maire de Nice raconte des scènes d'horreur qui lui laisseront une profonde "cicatrice". Il annonce que la ville de Nice sera mobilisée pour "panser les plaies sans doute irréversibles de toutes ces familles" :

 

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Nous pensons d’abord aux 80 victimes [le bilan s'est depuis alourdi à 84 morts, ndlr] et personnellement, je n’oublierai jamais ces petits corps allongés pour les enfants, les corps de ces papas, de ces mamans sur la promenade des anglais et je veux présenter à toutes leurs familles mes sincères condoléances. Jamais de ma vie publique, comme de ma vie tout court, quelles que soient les responsabilités que j’aie eues à exercer, j’ai senti une telle cicatrice au fond de moi. [...]



Je veux penser, au-delà des victimes et de leurs familles, à tous ces blessés qui sont sur leur lit d’hôpital et sur leur lit de souffrance, ces familles qui sont accompagnées depuis hier soir grâce à la formidable solidarité qui s’est organisée et je veux dire combien la ville y a pris sa part avec la mise en place d’une cellule d’accompagnement psychologique et social. C’était notre devoir, et c’est notre devoir. Pendant des jours, des semaines,des mois maintenant, nous allons devoir panser les plaies sans doute irréversibles de toutes ces familles.

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#"Pays en deuil"

Manuel Valls a condamné une attaque terroriste "le jour de notre fête nationale". "Le pays est en deuil", a déclaré le chef du gouvernement sur Twitter :

Le Premier ministre se rendra à Nice ce vendredi avec François Hollande, après le Conseil restreint de sécurité et de défense réuni par le chef de l'Etat à 9 heures.

#"Mobilisation et vigilance absolues"

Bernard Cazeneuve s'est immédiatement rendu sur place. Dans la nuit, le ministre de l'Intérieur a déclaré que "le niveau de menace terroriste restait extrêmement élevé", même après l'Euro :

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Et à peine [la manifestation] était-elle terminée, sans qu’il n’y ait eu de difficulté, j’indiquai à mes troupes, place Beauvau, que la mobilisation et la vigilance devaient rester absolues, parce que nous sommes dans une guerre avec des terroristes qui veulent nous frapper à tout prix et de façon extrêmement violente.

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#"Extraordinaire réactivité"

Depuis Nice, Marisol Touraine a salué "l'extraordinaire réactivité" des professionnels de santé. Interrogée par BFMTV, la ministre de la Santé a ajouté : 

 

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Comme nous l'avions déjà constaté le 13 novembre, les professionnels de santé sont revenus spontanément à l'hôpital. C'est tout à l'honneur du service public français.

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#Message d'outre-Atlantique

L'un des premiers politiques étrangers à réagir officiellement est Barack Obama. Le président des États-Unis condamne fermement l'attaque terroriste et réaffirme dans un communiqué la solidarité du peuple américain vis-à-vis de "son plus vieil allié". Il ajoute : 

 

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En ce 14 juillet, nous nous rappelons [...] des valeurs démocratiques qui ont fait de la France une inspiration pour le monde entier. Nous savons que les valeurs de la République française perdureront longtemps après ces pertes de vies tragiques et dévastatrices.

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Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a fait part quant à lui de la sympathie et de la solidarité du Canada à destination des victimes.

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