En Île-de-France, les opposants de Claude Bartolone accusent le socialiste de refuser de débattre

Publié à 13h14, le 15 octobre 2015 , Modifié à 17h21, le 15 octobre 2015

En Île-de-France, les opposants de Claude Bartolone accusent le socialiste de refuser de débattre

ÇA COMMENCE À SE VOIR - Le 29 septembre, premier loupé. Alors que le Medef Île-de-France avait invité les prétendants aux élections régionales à débattre sur le thème des entreprises, une seule tête de liste manquait à l’appel : le socialiste Claude Bartolone. Pour la première fois dans cette campagne, Valérie Pécresse (Les Républicains-UDI), Wallerand de Saint Just (FN), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), Emmanuelle Cosse (EELV), Pierre Laurent (PCF-Front de gauche) et Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) ont confronté leurs propositions en présence d’une centaine de chefs d’entreprise. Le président de l’Assemblée nationale, attendu au même moment aux Mardis de l’Essec, était représenté par François Kalfon, conseiller régional PS et délégué à l’emploi.

Jeudi 15 octobre, rebelote. Un deuxième débat thématique devait avoir lieu sur le logement, à l’initiative de la Fnaim, à l’Hôtel de ville de Paris. Selon le Scan du Figaro, l’événement, prévu depuis deux mois, a été annulé au dernier moment par la mairie. Gilles Ricour de Bourgie, président de la Fnaim, met en cause la municipalité. "La mairie ne voulait pas de débat au sein de l’Hôtel de ville pendant la période électorale", précise-t-il, cité par Le Figaro.   

Dans l’opposition, on accuse Claude Bartolone de refuser de débattre. Geoffroy Didier, porte-parole de la candidate de la droite et du centre, persifle au Figaro 

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Avec Valérie Pécresse, nous avons un projet à exposer aux Franciliens et à confronter avec nos concurrents. Ce n’est pas parce que certains n’ont pas de projet qu’il faut nous empêcher de présenter le nôtre ! Les Franciliens méritent le débat et la démocratie. Par respect pour eux, nous ne nous laisserons pas bâillonner par qui que ce soit.

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Dans l’entourage de Claude Bartolone, on nie un quelconque désistement du candidat.

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La droite raconte n’importe quoi ! Il n’a jamais été prévu que ce soit lui au débat sur le logement, il était représenté par Daniel Goldberg, chargé du logement dans l’organigramme. Faut qu’ils soient vraiment fébriles pour raconter autant de bêtises.

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La tête de liste écologiste, Emmanuelle Cosse, réclame elle aussi un débat entre les candidats à la succession de Jean-Paul Huchon. "On est en campagne mais il n’y a pas de confrontation sur les projets ou les idées", regrette-t-elle. "C’est impensable qu’on se prive de cela." La patronne d’EELV pointe du doigt le socialiste :

 

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C’est Bartolone qui refuse le débat.

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Des chaînes de télévision ont pourtant déjà lancé les invitations, mais aucune date n’est à l’agenda. "Le temps du débat viendra plus tard", éludait l’entourage du socialiste, fin septembre, cité par L’Opinion. 

Les autres candidats franciliens se montrent un tantinet impatients : la campagne officielle débutera le 23 novembre.

Lors du précédent scrutin régional, en 2010, quatre têtes de liste s’étaient retrouvées sur le plateau de LCI pendant la campagne: Jean-Paul Huchon (PS), Valérie Pécresse (UMP), Cécile Duflot (EELV) et Alain Dolium (MoDem). "Certains n’interviendront pas parce qu’ils n’ont pas voulu intervenir", précisait en introduction Michel Field, faisant allusion aux candidats absents.

 

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