En parlant de "pseudo-intellectuels", Najat Vallaud-Belkacem ne visait que Pascal Bruckner

Publié à 14h56, le 21 mai 2015 , Modifié à 07h06, le 22 mai 2015

En parlant de "pseudo-intellectuels",  Najat Vallaud-Belkacem ne visait que Pascal Bruckner
Pascal Bruckner © MIGUEL MEDINA / AFP

Le débat sur la réforme du collège n'est pas seulement une opposition entre la gauche et la droite.  Vent debout contre ce projet qui pourraient, à en croire certains, faire s'effondrer tout le socle éducatif français, il y a aussi des intellectuels. Enfin plutôt des "pseudo-intellectuels", pour reprendre les mots de Najat Vallaud-Belkacem.

Avec cette expression, qu'elle juge elle-même "maladroite", la ministre de l'Éducation nationale s'est mise pas mal de monde à dos. Peut-être certains ont-ils profité de l'aubaine pour s'insérer dans le rang des intellectuels. Pourtant, Najat Vallaud-Belkacem le reconnaît elle-même : elle ne visait qu'une seule personne. Et non, ce n'est pas Luc Ferry.

Citée par Le Point ce jeudi 21 mai, la ministre explique :

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Je ne visais que Pascal Bruckner, qui affirme dans tous les médias que l'enseignement du latin va disparaître. Pourquoi donc les autres l'ont-ils pris pour eux ?

 

"

Le Point relève que la ministre a employé le pluriel en parlant des "pseudo-intellectuels", ce qui évidemment peut prêter à confusion.

Le 4 mai, dans Le Figaro, l'écrivain Pascal Bruckner s'est indigné que l'on "supprime le latin, le grec et l'allemand pour leur donner [aux enfants] à la place du Jamel Debbouze". Le 20 mai, toujours dans Le Figaro, il a considéré que la publication du décret d'application sur la réforme du collège était "une forme de bras d'honneur à la nation française"."

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