Et Cambadélis reconnût (avec humour) que la langue de bois, c’était son job de Premier secrétaire (et son "tendre drame")

Publié à 10h21, le 29 septembre 2017 , Modifié à 10h21, le 29 septembre 2017

Et Cambadélis reconnût (avec humour) que la langue de bois, c’était son job de Premier secrétaire  (et son "tendre drame")
© @AFP

Ce week-end, il raccroche. Jean-Christophe Cambadélis va quitter son poste de Premier secrétaire du PS à l’issue d’un Conseil national qui va introniser une nouvelle direction. Après avoir réglé ses comptes dans un livre sur le quinquennat Hollande, il fait la tournée des médias pour le promouvoir. Ce 29 septembre sur Sud radio, il est interrogé sur les débuts du quinquennat Macron. Il analyse la "vision du pouvoir vertical" du président de la République et explique :  

 

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Ce qui est frappant en ce début de quinquennat c’est qu’il y a Macron, point. Il n’y a pas de Premier ministre, il est quasiment absent. Il n’y a pas de président de l’Assemblée nationale, on ne l’entend jamais. Il n’y a pas de patron du groupe les repu … la République en marche.

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Relancé sur la nécessité pour le parti du Président d’avoir un "vrai patron", il s’amuse :

 

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Il leur faudrait au moins un Cambadélis pour pouvoir défendre la politique, faire un peu de langue de bois mais à part Castaner je vois personne (rire).

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Et de préciser à propos de cette -visiblement-  nécessaire langue de bois : 

 

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C’est mon tendre drame. C’est-à-dire  que le PS pouvait suggérer, proposer mais sous la 5ème République, c’est l’exécutif qui décide. On a pas un régime parlementaire. J’imaginais mal le Premier secrétaire déstabiliser son propre gouvernement. C’est pas mon style.  

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Un aveu qui rappelle celui de Jean-François Copé qui écrivait un livre "Promis, j’arrête la langue de bois" en 2006. Pour ce qui est de la langue de bois au PS, c'est peut-être terminé car Jean-Christophe Cambadélis pense qu'il sera le dernier Premier secrétaire du PS.    

 

 

 

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