Et maintenant, François Hollande parle de lutte contre le terrorisme et de relations internationales

Publié à 19h26, le 23 août 2017 , Modifié à 19h26, le 23 août 2017

Et maintenant, François Hollande parle de lutte contre le terrorisme et de relations internationales
© Capture d'écran TV5 Monde

Il paraît, selon Paris-Match, que François Hollande a vu rouge quand l'Élysée s'est mis à diffuser l'idée que l'économie française redémarre depuis l'élection d'Emmanuel Macron. L'ancien chef de l'État veut bien être aimable mais il y a des limites à ne pas franchir.

Durant tout l'été, François Hollande a multiplié les interventions médiatiques. Mardi 22 août, il a carrément mis en garde Emmanuel Macron au sujet de la réforme du code du travail. "Il ne faudrait pas demander aux Français des sacrifices qui ne sont pas utiles", a-t-il déclaré en marge du festival du film francophone d'Angoulême.

Même endroit mais interlocuteur différent. Dans un entretien diffusé sur TV5 monde ce mercredi 23 août, François Hollande a – une nouvelle fois – vanté son bilan. Mais, cette fois, il ne se limite au seul champ économique.

L'ancien Président parle également d'actualité internationale. Interrogé sur la manière de lutter contre les fondamentalismes de par le monde, François Hollande répond :

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Il y a bien sûr la nécessité d'être présent avec des forces de sécurité - on l'a encore vu au Burkina Faso qui a été une fois encore touché, on le voit encore au Nigéria en ce moment. Il y a une entreprise terroriste qui exige qu'il y ait des réponses qui soient sécuritaires. Et là encore, je considère que ce qui est fait en ce moment est en continuité avec ce que j'avais engagé.

 

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François Hollande donne donc un bon point à la politique anti-terroriste d'Emmanuel Macron. Certes, il dit surtout que cette politique découle de la sienne... On ne change pas.

Il poursuit :

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Mais il faut aussi apporter d'autres réponses : réponses économiques contre le sous-développement ; réponses écologiques parce que ces régions sont celles qui sont le plus touchées par le réchauffement climatiques ; et réponses culturelles parce que nous avons besoin d'échanger, nous avons besoin de ne pas avoir peur les uns des autres et de comprendre – le creuset francophone peut nous être très utile – que nous sommes finalement dans le même sillon culturel.

 

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Lorsqu'il était Président, François Hollande avait lui-aussi vu son prédécesseur parler de politique internationale. Nicolas Sarkozy avait, dès le mois d'août 2012, publié un communiqué dans lequel il réclamait une intervention en Syrie. Le ton était un peu plus violent.

Trois ans plus tard, en octobre 2015, le chef de Les Républicains avait été encore plus loin en rencontrant Vladimir Poutine, demandant au leader russe de bombarder les positions de l'Etat islamique et non de l'opposition modérée à Bachar al-Assad.

Manuel Valls, alors Premier ministre, l'avait appelé à ne pas mettre "en cause" la position de la France. "Je ne veux pas polémiquer" ni céder à "la petite politicaille", avait répondu celui qui ambitionnait, encore, de redevenir chef de l'État. 

 

 

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