"Favorable à la primaire", Arnaud Montebourg menace de s'en affranchir pour 2017

Publié à 20h37, le 22 août 2016 , Modifié à 13h12, le 23 août 2016

"Favorable à la primaire", Arnaud Montebourg menace de s'en affranchir pour 2017
Arnaud Montebourg sur le plateau de France 2, lundi 22 août 2016

Il s'est déclaré "candidat à la présidence de la République française"... mais pas encore à la primaire. Arnaud Montebourg est entré dans la danse pour 2017, sans indiquer s'il respecterait ou non ce processus de sélection organisé par le Parti socialiste, et auquel devrait également participer François Hollande, tout comme Benoît Hamon, Marie-Noëlle Lienemann, François de Rugy et Gérard Filoche. Sur le plateau du JT de France 2 lundi 22 août, l'ancien ministre du Redressement productif a redit son attachement pour ce mode de sélection pré-présidentiel, tout en menaçant de ne pas s'y plier s'il juge ses "modalités d'organisations" trop peu rassurantes.

Faisant référence à son travail pour importer ce système des États-Unis pour la présidentielle de 2012 en France, il a ainsi d'abord déclaré : "Je suis un des promoteurs de la primaire, j'ai même participé à son invention. Je suis favorable à la primaire." Et d'ajouter, comme pour temporiser sur ce sujet et renvoyer la question à plus tard :

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Il suffit qu'elle soit équitable, sérieuse et loyale pour que nous prenions la décision [d'y participer].

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Mais "nous avons encore le temps", a ensuite développé le troisième homme de la primaire socialiste de 2011, arguant n'avoir "pas d'information ni de décision à prendre maintenant puisque nous ne connaissons pas les modalités d'organisation" de cette primaire. Lorsque ces conditions seront connues, alors il fera connaître son choix.

Mais en attendant, Arnaud Montebourg menace de se présenter directement à la présidentielle si tout cela n'est pas organisé comme il l'entend :

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- France 2 : Est-ce que vous irez jusqu'au bout ?



- Arnaud Montebourg : La réponse à votre question est oui. Je suis déterminé à défendre des propositions alternatives pour réinventer la France. C'est un pays qui a perdu de sa substance, on a besoin de le reconstruire et de le relancer. Les cinq prochaines années seront décisives et si nous ne nous ressaisissons pas, nous risquerons très gros.

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Tout le monde est prévenu. Dimanche à Frangy-en-Bresse, il avait déjà lâché une petite phrase qui pouvait indiquer son intention de de s'affranchir de la primaire. Il avait qualifié d'"impossible" un soutien à François Hollande. Or, participer à la primaire implique de s'engager à soutenir le vainqueur, même s'il s'appelle François Hollande... Déclarer par avance ne pas vouloir le faire sonne donc comme une volonté de ne pas se prêter au jeu.

[EDIT 23/08]

Arnaud Montebourg a annoncé mardi 23 août sur RMC/BFMTV qu'il dirait le 15 décembre s'il se soumet ou non à la primaire organisée par le PS, lorsque tous les candidats se seront déclarés :

 

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La décision, on la prend le 15 décembre dernier délai puisque c'est le 15 décembre la clôture des déclarations de candidature.

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L'ex-ministre du Redressement productif a laissé entendre que la présence ou non de François Hollande  - qui doit se déclarer précisément en décembre - dans la course jouerait un rôle dans sa décision.

Du rab sur le Lab

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