Festival "afroféministe" : Anne Hidalgo annonce une "solution" qui consiste en ce qui était déjà prévu

Publié à 15h26, le 29 mai 2017 , Modifié à 15h28, le 29 mai 2017

Festival "afroféministe" : Anne Hidalgo annonce une "solution" qui consiste en ce qui était déjà prévu
© Farouk Batiche / AFP

Anne Hidalgo aurait-elle omis de lire la brochure du "Nyansapo Fest", cet événement décrit comme "afroféministe militant" qui doit se dérouler du 28 au 30 juillet à Paris ? Ce rassemblement, et plus spécifiquement la tenue d’ateliers non-mixtes, font polémique ces derniers jours. Ce qui a conduit la maire de Paris à demander, dimanche 28 mai, "l’interdiction" de ce rassemblement au motif qu'il est, selon elle, "interdit aux blancs".

La première édile de la capitale reprenait ainsi la terminologie de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), qui elle-même réutilisait le vocabulaire employé par Wallerand de Saint Just, conseiller FN d’Île-de-France.

Ce lundi, Anne Hidalgo a annoncé sur Twitter avoir trouvé une "solution claire" concernant la tenue d’ateliers à la suite de son "intervention ferme". Elle écrit :

 

À la suite de mon intervention ferme hier auprès des organisateurs, une solution claire a été établie. Le festival organisé dans un lieu public sera ouvert à tous. Des ateliers non-mixtes se tiendront ailleurs, dans un cadre strictement privé. Cette clarification doit permettre au festival Nyansapo de tenir son rôle : contribuer à renforcer la lutte contre le racisme et le sexisme. Paris est une ville mixte et je continuerai à veiller que cela reste le cas dans les lieux publics.

Soit… exactement ce qui était prévu. Une enquête de Libération montrait ainsi dès dimanche soir que ces ateliers non-mixtes devaient se dérouler dans des lieux privés. Le festival, "ouvert à tout.e.s", se tiendra, lui, à La Générale, dans le 11e arrondissement.

L’"intervention ferme" d’Anne Hidalgo n’aura donc rien changé. Mais au moins, tout le monde est désormais au clair.

Du rab sur le Lab

PlusPlus