Florian Philippot demande à Emmanuel Macron de s'excuser après sa phrase sur "les gens qui ne sont rien"

Publié à 08h45, le 03 juillet 2017 , Modifié à 09h12, le 03 juillet 2017

Florian Philippot demande à Emmanuel Macron de s'excuser après sa phrase sur "les gens qui ne sont rien"
© Giphy

C'est la phrase polémique de ce début d'été et elle est signée Emmanuel Macron. Jeudi 29 juin, à l'occasion de l'inauguration de la Station F, incubateur géant de start-up dans Paris, le chef de l'État a prononcé cette phrase divisant le monde en deux catégories, entre ceux "qui ont réussi" et "les gens qui ne sont rien".

Depuis, plusieurs politiques sont montés au créneau pour fustiger ces mots. Jamais avare en matière de dénonciation, Florian Philippot y a va lui aussi de sa critique ce lundi 3 juillet, sur Public Sénat – Sud Radio. Il s'agit, pour le numéro 2 du FN, de "peut-être la pire des petites phrases qu'on a eu à commenter des Présidents ou des responsables politiques". Il poursuit :

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Elle est révélatrice d'une pensée très dure. Elle est indigne. Personne n'est rien. Ça n'existe pas. Des gens qui ne sont rien ? Quoi ? Parce qu'ils n'ont rien ? Parce qu'ils ne produisent, à un instant donné, rien ? J'ai réécouté la séquence elle est ultra-violente. C'est vraiment le banquier d'affaires qu'il n'a jamais cessé d'être qui reparle, où chaque homme et femme n'est qu'une valeur marchande, n'est qu'une marchandise.

 

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Et Florian Philippot de demander instamment à Emmanuel Macron de s'excuser. "Qu'il s'excuse, vraiment. Qu'il s'excuse. Qu'il s'explique et qu'il s'excuse parce que c'est absolument terrifiant d'imaginer qu'on a ce genre de personnage à la tête de l'État", ajoute-t-il.

Le vice-président du FN n'est pas le seul, du côté de l'extrême droite, à dénoncer les mots du chef de l'État. D'autres leaders frontistes, dont Marine Le Pen, ont profité du week-end pour entretenir la polémique, notamment sur Twitter. La présidente du FN a fustigé un propos "terrible et indigne mais tellement révélateur de la pensée macroniste".

Steeve Briois et David Rachline – et Florian Philippot, déjà - ont aussi dénoncé les mots du Président :

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